Vincent Lambert : le tribunal valide la procédure d'arrêt des soins.

Vincent Lambert : le tribunal valide la procédure d’arrêt des soins.

Il y a dix ans, Vincent Lambert, 32 ans, marié et père de famille, percutait un arbre. Cet accident a laissé cet infirmier psychiatrique cérébrolésé et tétraplégique.

Dix ans que les autres parlent pour lui : Vincent Lambert a fêté en septembre 2018 ses 42 ans, dont dix comme patient tétraplégique au CHU de Reims (Marne) sans que ses proches, déchirés par des valeurs contraires, ne s’accordent sur son sort qui fait écho au débat sur la fin de vie.

Les anniversaires défilent mais sa vie ne lui appartient plus depuis ce 29 septembre 2008, jour où la voiture de Vincent Lambert, 32 ans, marié et père de famille, a percuté un arbre.

Cet accident, sur une petite route près de Châlons-en-Champagne (Marne), a laissé cet infirmier psychiatrique cérébrolésé et tétraplégique. Cinq ans plus tard, le début de la bataille judiciaire autour de son maintien en vie ou non le propulse sur le devant de la scène médiatique : son cas devient une affaire.

Ci-dessous, un résumé de l’affaire en treize étapes-clés.

L’accident de la route

Le 29 septembre 2008, Vincent Lambert subit un grave accident de la route, qui lui cause un très grave traumatisme crânien.

Vincent Lambert hospitalisé à Reims

En 2011, trois ans après l’accident, les médecins estiment qu’il est dans un état végétatif, sans aucun espoir d’amélioration.

Rachel Lambert engage un protocole de fin de vie…

Le 10 avril 2013, le CHU engage un protocole de fin de vie avec son épouse Rachel. Vincent Lambert, selon sa sœur Marie et son épouse, avait “clairement” indiqué avant son accident qu’il ne souhaitait pas d’acharnement thérapeutique, mais il n’a laissé aucune consigne écrite.

Vincent Lambert

… mais les parents sont contre

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi par les parents opposés à l’euthanasie passive, ordonne le rétablissement de l’alimentation. Il reproche aux médecins un manque d’information de la famille.

Mais le 11 janvier 2014, le CHU informe la famille qu’il va arrêter nutrition et hydratation artificielles, conformément à la loi Leonetti qui interdit l’acharnement thérapeutique. Sur quatre experts, un seul a plaidé pour le maintien en vie.

Une nouvelle fois, le 13 janvier, le tribunal saisi par les parents, une sœur et un demi-frère, ordonne la poursuite du traitement, “ni inutile, ni disproportionnée”. Rachel Lambert et le CHU en appellent au Conseil d’État.

Le Conseil d’État pour l’arrêt des soins

LA SUITE AVEC VINCENT LAMBERT ===>

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