Un échange houleux entre Macron et un travailleur de Renault.

Alors que le président de la république se trouvait à Maubeuge, en visite dans l’usine Renault, un travailleur l’a vivement interpellé.

Sur place, Emmanuel Macron avait salué le milliard d’euros investi dans les véhicules électriques par le PDG de l’enseigne, Carlos Ghosn. C’est alors qu’un salarié l’a interpellé à propos du pouvoir d’achat.

“Vous n’êtes pas le bienvenu ici”, a lancé le syndicaliste, qui a continué en disant que les salariés de Renault “ont réussi sans” Emmanuel Macron, et qu’il minait le pouvoir d’achat.

Emmanuel Macron a répondu en lui demandant de s’approcher et d’avoir la “courtoisie” de le laisser terminer son discours. Puis, en voyant que le salarié ne se calmait pas et que les autres commençaient à le huer, le président a continué en disant : “pardonnez-moi de vous le dire, mais là, vous êtes ridicule…”

L’Elysée a ensuite annoncé que le salarié de cette histoire : Samuel Beauvois, avait pu parler au président en privé un peu plus tard. Lorsqu’il a été interviewé, le salarié a déclaré :

Renault

“Monsieur Macron est un opportuniste”, constatant qu’il y avait une “contradiction” entre ce que le PDG de Renault a annoncé et “en face, un président de la République qui taxe les salariés à longueur de journée”.

“JE SAIS QU’IL Y A DES GENS QUI GALERENT”

A l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, Emmanuel Macron effectue une “itinérance mémorielle”, où il passe de ville en ville. Mercredi, le président de la république se trouvait dans les Ardennes, dans la ville de Charleville Mézières, où il a rencontré le peuple français. En plein bain de foule, une retraitée a tenu à lui faire part de sa pensée sur la hausse de la CSG et la baisse du pouvoir d’achat, et ce, devant les caméras.

Macron

” On ne paye pas les gens qui travaillent. Pourquoi vous nous massacrez avec mon mari ? Pourquoi on nous baisse encore les retraites ?”

Ce à quoi Emmanuel Macron a répondu “Je ne massacre personne. Je sais qu’il y a des gens qui galèrent.”