Teddy Riner : 15 anecdotes folles sur le champion olympique.

Teddy Riner

Teddy Riner ! Décuple champion du monde, à Tokyo, Teddy Riner a tout d’un phénomène, dans son sport le judo mais aussi dans sa vie perso.

Après sa médaille d’or aux Jeux olympiques de Rio, en août 2016, Teddy Riner a largement décompressé. Peut-être un peu trop. Le judoka affiche ensuite un net surpoids et n’en est pas fier. “Je suis à des sommets inéga­lés confie-t-il. C’est top secret parce que même moi j’ai honte. Je me fixe trois semaines pour perdre 20 kilos”. Quelques mois plus tard, en septembre 2017, Riner décroche son neuvième titre mondial et explique après coup avoir perdu plus de 25 kilos. Sa longue pause entre 2017 et 2019 a entraîné une nouvelle prise de poids, difficilement compensée à la reprise de l’entraînement. Encore hors de forme début 2020, il s’incline au Tournoi de Paris et aux championnats de France par équipe. Un déclic qui servira à Riner dans sa préparation olympique pour Tokyo. Son poids de forme serait désormais de 138 kg, moins qu’à Rio !

Teddy Riner

Le jour où il s’est fait “gronder” par David Douillet

Au début des années 2000, Teddy Riner, alors âgé de douze ans, doit passer du grade de ceinture orange à ceinture bleue. C’est du moins ce qu’espère le jeune athlète. Ce jour-là, c’est le champion David Douillet qui est missionné pour remettre les ceintures aux apprentis judokas, dans le dojo de l’Aquaboulevard, à Paris.

Et contrairement à ses attentes, Teddy Riner n’obtient que la ceinture verte. La raison ? Des petits problèmes de comportement qui lui valent de légères remontrances de la part de David Douillet. Désormais dix fois champion du monde, l’élève a bien retenu la leçon et dépassé le maître.

Quand Teddy Riner sème la pagaille à Roland Garros

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En 2014, Teddy Riner est de passage à Roland Garros, sur le plateau de France TV. Emporté par son enthousiasme, le judoka effectue un geste étonnant en balançant une balle de tennis sur le court Central, situé plusieurs mètres plus bas… où se joue le match entre Richard Gasquet et Carlos Berlocq.

Le match doit être interrompu quelques instants, ce qui n’empêchera pas Gasquet de prendre l’incident avec le sourire après la rencontre : “C’est Teddy Riner ? Ah non, il n’y avait aucun pari entre nous. Il n’a pas dû le faire exprès. Et même s’il l’a fait exprès, je ne vais rien lui dire ! Et il n’y a pas un seul mec dans la salle qui lui dira quelque chose ! C’est marrant. Il n’y a aucun problème, ce n’était pas un point important”.

teddy riner taille

Il s’est essayé à la danse moderne

A son arrivée à l’INSEP, au début des années 2000, le jeune Teddy Riner, au gabarit déjà très imposant, fait figure de graine de champion mais son physique particulier lui pose des soucis d’intégration. “A l’école, je devais toujours m’asseoir au fond de la classe, il arrivait que les autres enfants refusent de jouer avec moi, confie-t-il à l’Express en 2012. J’étais un peu gauche. Des psys m’ont conseillé de pratiquer la danse moderne, ce qui m’a beaucoup aidé.”

Si la danse lui a appris à mieux maîtriser son corps, Teddy Riner ne s’est toutefois pas attardé sur cette discipline. “Je n’ai pas beaucoup insisté, j’étais trop grand et trop lourd”, expliquait-il à Paris Match en 2016.

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Il a fait du judo parce qu’il était dégoûté de l’athlétisme

En mai 2016, Teddy Riner et sa mère Marie-Pierre sont invités sur le plateau de l’émission C à vous, sur France 5. L’occasion pour la maman de se livrer sur l’enfance de son fils et de raconter comment il s’est tourné vers le judo.

“Quand Teddy grandissait, ce n’était pas comme un enfant normal, explique-t-elle. Quand un enfant du même âge prenait 3 cm, Teddy en prenait 7. Quand il avait 5 ans, je suis allée voir un entraîneur d’athlétisme qui a accepté de prendre Teddy, mais l’année suivante, Teddy n’a pas voulu continuer car les cross étaient tôt le matin !” Une anecdote que Teddy Riner confirme en souriant : “C’était trop tôt. Il fait froid et c’est long”.

Il a la phobie des serpents et des insectes

C’est le journal L’Equipe qui révélait cette particularité, en juillet 2012 : le colosse Teddy Riner “a une trouille bleue des serpents, des araignées et des insectes”.

A l’époque, le quotidien livre une anecdote surprenante : “Quelques semaines avant les Jeux de Pékin (NDLR : en 2008) , en pleine réunion entre les cadres de la Fédération française, les athlètes et les partenaires économiques, Benjamin Darbelet lui a déposé un coléoptère mort sur son épaule. Teddy Riner a piqué un sprint de près de cinquante mètres”.

Sa mère lave elle-même les kimonos de son fils

Teddy Riner vous une profonde admiration à sa maman Marie- Pierre, qui est, elle, très impliquée dans la réussite de son fils, et ce depuis de nombreuses années. C’est même elle qui se charge de laver les kimonos du champion.

“S’occuper des kimonos, c’est ma partie à moi, expliquait-elle à L’Equipe Magazine en 2016. J’ai une manière de les laver, de les étaler par terre, de regarder chaque tache. Derrière un kimono blanc, il y a l’athlète blessé qui saigne. Et le sang, si on utilise un mauvais produit, le kimono est gâté à vie”. Une autre explication est avancée à cette petite manie. La maman de Teddy Riner aurait aussi sa technique pour que le kimono soit le plus rêche possible, et donc difficile à accrocher pour ses adversaires, une donne essentielle au judo où la fameuse prise de kimono, le kumikata, est une donnée décisive pour prendre l’ascendant dans un combat. “Lavé sans adoucissant et séché à l’air libre, sinon ça le ramollit. J’ai besoin qu’il soit bien rêche car c’est mon arme de guerre, je veux me sentir dedans comme dans un tank”, avouait d’ailleurs Teddy Riner au JDD en 2017.

Au PSG, son salaire est passé à 400 000 euros par an

Pensionnaire du Levallois Sporting Club Judo de 2009 à 2017, Teddy Riner s’est engagé pour cinq ans avec la nouvelle section du judo du Paris Saint-Germain, en septembre 2017. “Je suis content car le PSG est mon club de toujours, c’est de là que je suis sorti, déclare-t-il alors. Concrètement, ce passage au PSG va me permettre de changer ma façon de m’entraîner”.

Au passage, le judoka voit également ses revenus sensiblement augmenter. Alors que salaire annuel à Levallois était estimé à environ 90 000 euros, son nouveau salaire est estimé à 400 000 euros par an. Une somme toutefois encore très éloignée de celle accordée à Neymar, son collègue de la section football (36, 8 millions d’euros par an).

Luthna, sa compagne rencontrée chez Lagardère

Teddy Riner et celle qui allait devenir sa compagne, Luthna Plocus, se sont rencontrés pour la première fois en 2007, alors que la jeune femme travaillait au service communication de Lagardère Unlimited (antenne sport), mais ce n’est qu’en 2010 que le couple s’est formé.

“Avant cela, je ne savais pas précisément ce qu’il faisait et je ne voyais pas spécialement en lui un prétendant, expliquait Luthna à L’Equipe, en septembre dernier. C’était quelqu’un de super sympa avec lequel, au fil des années, j’étais devenue amie”. Cela fait désormais plus de neuf années que la relation dure. Le couple a également donné naissance à un petit Eden, le 1er avril 2014 puis à Iris en 2018.

Des ronflements dignes “d’un ours en colère”

En juillet 2012, avant les Jeux olympiques de Londres, Ugo Legrand, membre de l’équipe de France de judo livre un petit secret au sujet de son ami Teddy Riner, au journal L’Equipe.

“C’est un énorme ronfleur, confie le spécialiste de la catégorie des moins de 73 kg et compagnon de chambre régulier de Riner. Et quand on siffle pour tenter de le faire taire, c’est pire, c’est affreux, on dirait un ours en colère”. L’histoire ne dit pas si Teddy Riner a tenté, depuis, de gommer ce petit défaut !

Il a souscrit un contrat d’assurance pour son corps

Teddy Riner (2,04m, 140 kilos) a fait de son corps son principal outil de travail. C’est notamment grâce à cette supériorité physique qu’il règne sur sa discipline depuis près de dix ans.

Le judoka doit tellement à son corps qu’il a décidé de souscrire un contrat d’assurance pour le protéger. “Comme pour un contrat de voiture, en cas d’accident, j’appelle l’assurance et je suis indemnisé”, expliquait-il à L’Obs, en juillet 2016.

Méfiant ou parano ? Il vérifie toutes ses bouteilles d’eau

Dans sa vie de champion, Teddy Riner ne laisse rien au hasard, que ce soit sur le plan sportif mais aussi en ce qui concerne les petits à-côtés.

L’Express révélait ainsi en août 2016 que le champion français accordait une attention toute particulière à ses bouteilles d’eau, qui doivent toujours être fermées. “Quand tu es champion, on veut te faire tomber, expliquait-il. Dans les pays étrangers, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Ce serait trop bête pour moi de me faire avoir. C’est mon père qui m’a élevé comme ça. Il faut être méfiant. Je n’ai jamais eu de mauvaises expériences, mais je sais que ça peut arriver”.

Il a frôlé l’accident en jet-ski

Après son titre olympique de 2012, à Londres, Teddy Riner déclarait avec enthousiasme : “Je vais m’arrêter entre deux et trois mois pour me reposer et bien digérer ce qui vient de se passer, j’ai envie de soleil, de plage, de faire du jet-ski et pleins de trucs interdits”.

Sa passion pour le jet-ski est en effet sans limite. Il y a quelques années, le journal L’Equipe révélait : “En 2010, en Guadeloupe, il a fait une sortie en jet-ski avec un ami alors que la tempête sévissait et qu’il y avait des vagues de cinq à six mètres. Son pote a terminé à l’hôpital après avoir été percuté par une tierce personne”“. Un incident qui n’a semble-t-il pas refroidi ses ardeurs.

Il a suivi des études à Sciences-Po

Après avoir obtenu un baccalauréat professionnel en micro-informatique, en 2009, Teddy Riner a ensuite décidé de poursuivre ses études, entre 2011 et 2015, sur les bancs de Sciences Po, qui propose un certificat de formation pour les sportifs de haut-niveau.

Teddy Riner est désormais diplômé et armé pour son après-carrière. “Je veux être capable de gérer n’importe quelle entreprise, pouvoir mettre mes billes dans n’importe quelle société. Plus tard, je veux être mon propre patron”, confiait-il en 2011.

Il soulève 230 kilos au développé-couché

Imbattable sur le tatami, Teddy Riner impressionne également ses coéquipiers et adversaires en salle de musculation.

En août 2017, il a ainsi posté une vidéo sur Twitter où on le voit réussir un défi de taille : le géant parvient à soulever 230 kilos au développé-couché, avant d’exulter de joie avec ses amis Guillaume Chaine et Cyrille Maret.