Jean-Paul Belmondo (Bebel) est né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine. Fils du sculpteur Paul Belmondo, et de Madeleine Raynaud-Richard.

Jean-Paul Belmondo passe son adolescence dans le 14ème arrondissement de Paris. Peu intéressé par les études, il va rapidement se passionner pour les disciplines sportives et notamment la boxe qu’il pratique en amateur et brièvement en professionnel. A 15 ans, il décide d’arrêter ses études et prend ses premiers cours de théâtre, rue Vavin. Le déclic opère, le jeune homme souhaite devenir comédien.

En 1951,Jean-Paul Belmondo intègre le Conservatoire national de Paris en auditeur libre. Persévérant, il réussit le concours d’entrée en 1952. Pendant les quatre années de sa formation, ses professeurs ne lui laissent pas beaucoup d’espoir quant à son avenir, mais il fait la connaissance d’autres débutants avec lesquels il se lie d’amitié; Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle ou encore Bruno Cremer. L’aspirant comédien entame ensuite sa carrière sur les planches, Médée (1953), Le malade imaginaire (1954), Fantasio (1955), Oscar (1958)…En 1958, il décroche un petit rôle au cinéma dans Sois belle et tais-toi de Marc Allégret. Quelques mois plus tard, il est mobilisé et part en Algérie.

A son retour, Jean-Paul Belmondo obtient son premier rôle important dans A double tour de Claude Chabrol. Séduit par son côté désinvolte, Jean-Luc Godard lui confie le rôle principal d’À bout de souffle en 1960. Le film rencontre un succès immense et révèle l’acteur au grand public. Ainsi découvert, le jeune premier devient l’acteur fétiche de La Nouvelle vague dans les années 60. Il retrouve Godard pour tourner Une femme est une femme (1961) et Pierrot le fou (1965). Pour le réalisateur Jean-Pierre Melville, il endosse le rôle d’un prêtre dans Léon Morin, prêtre en 1961. En 1964, L’Homme de Rio de Philippe de Broca réalise un gros succès au box-office avec 5 millions d’entrées. L’acteur enchaîne les tournages à un rythme effréné, jusqu’à six par an, qui sont autant de succès (Un singe en hiver, L’aîné des Ferchaux, Paris brûle-t-il?…)

Acteur populaire, il s’illustre dans des films d’action dans les années 1970 et 1980 et réalise lui-même les cascades. Dès le début des années 70, son agent, Gérard Lebovici, l’encourage à fonder sa société de production, Cerito Films voit le jour en 1971. Jean-Paul Belmondo continue de tourner à un rythme soutenu, et chaque sortie de film reçoit le même accueil public; La Scoumoune (1972), Le magnifique (1973), Peur sur la ville (1975), Le professionnel (1981), L’as des as (1982)… Au milieu des années 80, l’acteur laisse les rôles de policiers pour renouer avec la comédie et tourne Joyeuses Pâques de Georges Lautner et Hold-up d’Alexandre Arcady. En 1987, Le solitaire est le dernier film policier dans lequel il joue. La même année, il fait son retour au théâtre, à l’affiche de Kean, mise en scène par Robert Hossein. En février 1989, pour la première fois de sa carrière, il reçoit le César du Meilleur acteur pour Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch.

A la fin des années 80, Jean-Paul Belmondo poursuit sa carrière au théâtre, et retrouve Robert Hossein pour interpréter Cyrano de Bergerac (1989) à Paris mais aussi dans le cadre d’une tournée mondiale qui le conduit jusqu’au Japon. Il achète le Théâtre des Variétés à Paris, après avoir revendu sa société de production, où il joue La puce à l’oreille de Feydeau (1996–1997). Parallèlement, il accepte avec parcimonie des rôles au cinéma (L’inconnu dans la maison, Les Misérables, Une chance sur deux).

Le 8 août 2001, l’acteur est victime d’un accident vasculaire cérébral alors qu’il séjourne en Corse. Il entame ensuite une longue convalescence. En 2009, il retrouve les plateaux de tournage pour le film de Francis Huster, Un homme et son chien.

En 2011, Jean-Paul Belmondo reçoit une Palme d’honneur lors du Festival de Cannes. En 2015, son fils, Paul Belmondo réalise un documentaire sur son parcours, Belmondo par Belmondo. En février 2017, la 42ème cérémonie des César rend hommage à l’acteur à qui la soirée est dédiée.

Côté vie privée, Jean-Paul Belmondo a été marié à Élodie Constant, danseuse, avec laquelle il a eu trois enfants : Patricia en 1954 (décédée en 1994), Florence en 1960, et Paul en 1963. En 1965, le couple divorce, et l’acteur s’affiche avec l’actrice américaine Ursula Andress. Après leur rupture en 1972, il partage la vie de l’actrice italienne Laura Antonelli jusqu’au début des années 80. En 1989, il rencontre Natty Tardivel, ancienne coco-girl de Stéphane Collaro. Le couple se marie en décembre 2002, et donne naissance à une fille, Stella, en août 2003. Mais après vingt ans de vie commune le couple divorce en 2008. Jean-Paul Belmondo apparaît ensuite au bras de Barbara Gandolfi. Il met fin à cette relation en 2012.