Macron avertit que “la rigueur sera appropriée” contre les actes violents des gilets jaunes.

Un bilan des manifestations des gilets jaunes qui ont débuté le 17 novembre dernier. Macron avertit contre d’éventuelles actes violents.

552 personnes ont été blessées et deux sont mortes, c’est le bilan des manifestations des gilets jaunes qui ont eu lieu le 17 novembre dernier.

Emmanuel Macron a déclaré ce mercredi, durant le conseil des ministres, que “la sévérité sera de mise” et appropriée, tandis qu’un nouveau rassemblement est attendu à Paris, samedi 24 novembre.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, précise que le gouvernement veut endiguer “des comportements inacceptables” enregistrés lors des manifestations des “gilets jaunes”, selon un rapport de BFMTV.

Selon lui, des “solutions visibles” vont être mise en place par le gouvernement “dans les semaines qui viennent” en “y associant les forces de transformation du pays.

Il reconnait toutefois que le mouvement comporte “une part de vérité avec un sentiment de déclassement réel pour des personnes qui voient leur horizon s’affaisser depuis de nombreuses années”, ce qui oblige le gouvernement à s’efforcer de “mieux expliquer et tenir compte du décalage évident entre les mesures mises en place dans les textes votés et ce qui change le quotidien de nos concitoyens”.

“Nous avions prévu 500.000 primes à la conversion sur 5 ans; or en 18 mois, nous en avons eu 280.000 et on sera à plus d’un million à la fin du quinquennat“, déclare-t-il en essayant de calmer les nerfs, sans oublier d’évoquer l’impossibilité de passer au tout-électrique a cause du doublement de la prime à l’achat qui doit aussi permettre d’acheter “des véhicules qui consomment moins”.

Un policier grièvement blessé lors d’une intervention contre des violences urbaines

Trente membres des forces de l’ordre ont été blessés et un policier, membre du GIPN, a eu même la main arrachée lors de l’explosion accidentelle d’une grenade dans son véhicule, à la Réunion.

En dépit du couvre-feu décrété par le préfet Amaury de Saint-Quentin de 21h à 6h, pour 14 des 24 communes, L’ile de la Réunion a encore enregistre une nuit de violences.

La préfecture de La Réunion a annoncé qu’il y a eu au total 108 depuis samedi interpellations, dont 38 mardi soir, après l’intervention des forces de l’ordre dans plusieurs zones chaudes.

Évoquant la flambée de violences qui sévit depuis cinq jours à travers le mouvement des “gilets jaunes”, la ministre des Outre-mer Annick Girardin a déclaré mardi soir : “L’évolution du mouvement est intolérable: les blocages routiers durant la journée se transforment en violences urbaines la nuit.”

Aujourd’hui, mercredi 21 novembre 2018, vers 12h, il y avait 25 barrages dressés partout sur les routes réunionnaises, selon la direction régionale des routes (DRR), la plupart bloquants.

En outre, des manifestants «gilets jaunes» ont été les invités de Cyril Hanouna ce mardi. Ils n’ont pas hésité à demander le départ d’Emmanuel Macron de l’Elysée.