Macron organise une réunion à l’Elysée sur la grande concertation nationale.

Réunion : Le chef de l’Etat a annulé son déplacement prévu à Biarritz pour le lancement de la présidence française du G7. A lire …

Emmanuel Macron va réunir mardi à l’Elysée des ministres et des acteurs économiques pour organiser la grande concertation nationale annoncée dans le cadre des mesures liées à la crise des « gilets jaunes », a annoncé l’Elysée ce lundi.

De ce fait, le chef de l’Etat a annulé son déplacement prévu à Biarritz pour le lancement de la présidence française du G7. Il sera remplacé par Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, a précisé la présidence.

garde du corps

Jusqu’au 1er mars

Emmanuel Macron a annoncé l’ouverture d’un grand débat national concernant l’impôt ainsi que d’autres thèmes. Ce débat doit durer trois mois, pendant lesquel le président a indiqué qu’il comptait aller à la rencontre des élus locaux.

La réunion de mardi est organisée alors que les modalités, encore floues, de la tenue de la « grande concertation nationale » doivent être connues dans la semaine. Ce débat, prévu jusqu’au 1er mars, doit s’appuyer fortement sur les maires et aborder quatre grands thèmes (transition écologique, fiscalité, organisation de l’État, et démocratie et citoyenneté – dans lequel a été insérée l’immigration).

tourmente

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est déclaré favorable sur le principe à un référendum d’initiative citoyenne (RIC), une des principales revendications des « gilets jaunes ».

«Gilets jaunes»: Le gouvernement a été «trop intelligent, trop subtil», estime Gilles Le Gendre

Le message de la majorité peinerait-il à se faire entendre ? C’est le constat dressé par le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, ce lundi matin. Sur le plateau de Territoires d’infos, sur Public Sénat, Gilles Le Gendre a déploré le manque de clarté des mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat et regretté qu’elles aient pâti d’un manque de pédagogie.

Tandis que le Premier ministre Edouard Philippe reconnaît des « erreurs », Gilles Le Gendre s’interroge : « Qui gouverne et ne commet pas d’erreurs ? Je n’en connais pas, surtout quand on gouverne pour reprendre un pays qui était en très mauvaise posture et après avoir ouvert un nombre de chantiers incalculables. »

Gilles Le Gendre

« Ça veut dire quoi, que les Français ne sont pas capables de l’intégrer ? »

Cependant, l’élu reconnaît « deux erreurs » : « Je pense que nous avons insuffisamment expliqué ce que nous faisons. Nous nous donnons beaucoup de mal mais il faut le faire mieux, plus, en étant plus proche de ce que les Français attendent. Deuxième erreur, dont nous portons tous la responsabilité, moi y compris, je ne me pose pas en censeur : c’est le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d’achat. Nous avons saucissonné toutes les mesures favorables au pouvoir d’achat dans le temps, c’était justifié par la situation des finances publiques mais manifestement ça n’a pas été compris », justifie-t-il.