Un “Reconfinement” en France à cause du variant Delta ?

variant Delta

Mais Risque-t-on d’être reconfinés cet été à cause du variant Delta … car ce variant Delta progresse très rapidement en France.

Le variant Delta représente plus d’un tiers des cas, et même le double dans notre département. Le ministre de la Santé a publiquement craint une quatrième vague de contaminations à la fin du mois de juillet.

Le variant Delta serait-il devenu majoritaire dans le Var ?

En effet, le taux d’incidence (c’est-à-dire l’activité virale sur un territoire donné), qui était en baisse depuis plusieurs semaines, est reparti à la hausse ces derniers jours, dans notre département comme sur l’ensemble du territoire.

variant Delta

Le nombre de contaminations augmente avec le variant Delta, de plus en plus de nouveaux patients sont détectés. Cependant, il est encore beaucoup trop tôt pour parler de reconfinement. Et ce pour deux raisons.

Un taux d’incidence loin du seuil de référence du gouvernement

Pour décider du reconfinement (partiel puis total) ou du déconfinement d’un territoire, l’exécutif se penche notamment sur le taux d’incidence (nombre de cas sur sept jours, rapporté à 100 000 habitants). Le seuil de référence fréquemment fixé par le gouvernement est de 400.

Au 2 juillet 2021 (dernières données publiées par les autorités sanitaires), il était de 23 en France, soit près de 20 fois moins.

L’an dernier, elle était précisément à ce niveau le 13 août 2020 (après plus d’un mois de légère augmentation) et n’avait explosé qu’à partir du début du mois d’octobre, pour atteindre son pic fin octobre, au moment du début du second endiguement.

Variant Delta ! La pression hospitalière, désormais le critère numéro un… grâce au vaccin ?

La situation a évolué au cours de l’année écoulée : 34,5 millions de Français (un sur deux) ont désormais reçu une première dose de vaccin, tandis que 24,5 millions ont été complètement vaccinés.

France

On sait que le vaccin ne nous protège pas contre le virus (et qu’une personne vaccinée peut donc être contaminée, et contribuer ainsi à augmenter le taux d’incidence) mais contre ses formes graves (celles qui nécessitent une hospitalisation, parfois en unité de soins intensifs).

Ce sont donc désormais ces données qu’il faut utiliser comme baromètre de l’épidémie. Et contrairement au taux d’incidence, ces indicateurs n’ont pas augmenté, même si le déclin s’est considérablement ralenti depuis la mi-juin.

Si le variant Delta progresse rapidement dans le pays, la question d’un reconfinement au cours de l’été est encore loin d’être posée.

En conclusion, rappelons le seuil estimé par les épidémiologistes pour mettre un terme à l’épidémie et stopper la circulation du virus dans le pays : atteindre 80% des personnes immunisées (soit par la vaccination, soit en ayant contracté le virus dans les mois précédents).

Avec le variant Delta, les masques ne sont pas près de disparaître

Tombés, mais pas encore enterrés. Depuis le 17 juin, le masque n’est plus obligatoire à l’extérieur, “sauf cas exceptionnel”, avait déclaré Jean Castex au moment de l’annonce. Mais depuis, les “exceptions” se sont multipliées. Les Pyrénées-Orientales ont été les premières à l’imposer à nouveau, le 17 juillet. Le retour du masque concerne désormais 24 départements français, particulièrement touchés par le coronavirus.

Variant Delta

Avec une moyenne de 18 000 nouvelles infections par jour, le variant Delta contraint de plus en plus de préfets et de maires à faire marche arrière. Ce variant Delta pourrait à terme imposer le masque à l’échelle nationale : c’est l’une des mesures envisagées par l’Institut Pasteur, dans sa dernière modélisation pour éviter que la quatrième vague de Covid-19 ne submerge les hôpitaux publics en septembre.

Pour l’instant, le masque sert surtout à habiller nos sourires à l’extérieur. Paradoxalement, à l’air libre, le risque de contamination est bien moindre. Selon les différentes études publiées depuis le début de l’épidémie, environ 6 à 10% des cas sont détectés à l’extérieur. La mesure pourrait surtout rendre les Français plus vigilants, et renforcer l’application des autres gestes barrières, autre solution avancée par l’Institut Pasteur pour réduire le pic de la quatrième vague.

Quand Véran envisage la fin du masque

Si le variant Delta continue de circuler autant, un retour du masque à l’intérieur est possible. C’est là qu’il est le plus utile. Envisagée le 13 juillet par Olivier Véran, la fin du masque pour les détenteurs du pass santé a provoqué un tollé chez les scientifiques. Alain Fischer, le “Monsieur Vaccin” du gouvernement, et l’épidémiologiste Dominique Costagliola y étaient notamment opposés.

“La levée de l’obligation du port du masque en pleine vague variant Delta serait une grave erreur à chaque fois que les contrôles du pass santé ne sont pas effectués de manière rigoureuse, et en l’absence de sanctions fortes en cas d’infraction de toute nature”, a détaillé l’épidémiologiste Antoine Flahault sur Twitter.

Les clusters malgré le pass santé et les cas de fraude de ces deux dernières semaines illustrent le propos d’Antoine Flahault. D’autant qu’il y a toujours un risque que des personnes testées négatives se révèlent positives quelques heures plus tard. Ou que les vaccinés transmettent le virus. Surtout si le schéma de vaccination n’est pas complet ou si la personne est immunodéprimée.

Ce risque, infime à l’échelle individuelle mais important à l’échelle nationale, justifie déjà le retour du masque aux Etats-Unis, pour les vaccinés, à l’intérieur. Le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) est revenu sur ses recommandations ce mardi 27 juillet, face à l’explosion des cas outre-Atlantique.

Un vaccin efficace contre le variant Delta, mais…

“La charge virale des personnes infectées par le variant Delta est comparable à celle des personnes vaccinées, dans les rares cas où elles tombent également malades”, a déclaré Rochelle Walensky, directrice des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), lors d’une conférence de presse.

Les vaccins restent très efficaces contre les formes graves de Covid-19 (environ 80% après deux doses, contre variant Delta, selon les données de Public Health England). Ils réduisent drastiquement le nombre d’infections, mais lorsque cela se produit, les chances de transmettre le coronavirus sont alors (et seulement alors) comparables.

D’autres pays ont choisi de faire marche arrière. Dès le 6 juillet, le Conseil scientifique avertissait qu’Israël avait déjà rétabli le port de masques “dans les lieux publics fermés”, alors que la campagne de vaccination locale est l’une des plus avancées au monde… Au bal de Covid-19, le masque mène toujours la danse.


Chiara Albertini

Je suis quelqu'un d'un peu spéciale mais mes choix en matières d'articles sont fais avant tout pour vous informer sur diverses thématiques. Je crois en aussi l'amour libre, et aussi à l'égalité homme-femme. Merci à la team Ton Mag pour sa confiance.