Brigitte Macron, la sévère prédiction d’un analyste politique.

Prédiction : Brigitte Macron tente de se mettre à l’abri des critiques ces derniers temps. En pleine crise des gilets jaunes, elle aussi est chahutée.

Cette période d’avant Noël est mouvementée pour le couple présidentiel. Emmanuel Macron est au plus bas dans les sondages. Même après ses annonces suite à la crise des Gilets jaunes, la grogne n’a pas cessé. Et le chef de l’Etat semble avoir entraîné son épouse dans sa chute.

surprise

Comparée à Marie-Antoinette par les Gilets jaunes, l’enquête du Monde dévoilant les dépenses prévues pour réaménager et rénover le palais n’a pas été de bonne augure. Les rumeurs n’ont pas aidé non plus, comme celle prétendant qu’elle avait un salaire de première dame, bien qu’il n’en est rien.

Cette femme, proche du peuple, parce qu’après tout elle s’est construit, passant le Capes pour devenir professeure de français en n’étant qu’une humble fille de chocolatier de province, à Amiens, semble avoir installé une scission entre elle et l’opinion publique. Pour Jean-Daniel Lévy, analyste politique chez Harris Interractive, ce scénario était inévitable. Il s’explique dans les colonnes de L’Express : « Ils ont construit leur image sur leur couple ».

22% du salaire

Ainsi, analyse Jean-Daniel Lévy, « elle est très présente à ses côtés, les Français savent par exemple qu’elle participait au diner d’explication avec Gérard Collomb, qu’elle peut donner des conseils à son mari, voire le recadrer parfois. Automatiquement, s’il chute, elle chute avec lui. » C’est peut-être pourquoi Brigitte Macron s’est faite toute discrète ces temps-ci, l’une de ses seules apparitions du mois de décembre étant dans le service de soins palliatifs de l’hôpital Necker-Enfants malades : une cause qui lui tient à coeur.

Julie Gayet, embarrassée par une question sur Brigitte Macron et Carla Bruni

Longtemps discrète sur sa relation avec François Hollande, Julie Gayet se livre peu à peu. Et notamment sur le rôle de Première dame qu’elle n’a pas souhaité endosser lorsque son compagnon était encore président de la République. C’est une femme discrète. Alors que sa relation avec François Hollande a éclaté en une des magazines people, Julie Gayet restait silencieuse. Sa ligne de conduite ? Etre concentrée sur son travail.

sondages

« J’ai essayé durant toute la période où François Hollande était à l’Elysée de tenir mon cap : exercer mes métiers de productrice et d’actrice », confie-t-elle dans les colonnes du magazine Elle. Et elle s’y est tenue. Pas question pour la comédienne de prendre le rôle de Première dame. Au cours d’un entretien, elle s’est livrée comme rarement sur le couple qu’elle forme avec François Hollande, ce qui l’a poussée à officialiser leur relation ou encore sur le fait qu’elle n’est prête à « aucun sacrifice » par amour.

Elle n’avait donc aucunement envie de délaisser sa carrière pour endosser un rôle qu’elle trouve sexiste. « Puisque c’est un travail pour lequel il n’y a pas de salaire. En ne prenant pas cette place de ‘femme de’, je crois que les Français ont compris ma position », explique-t-elle, avant de détailler : « C’est vrai dans tous les domaines : ma mère était femme de chirurgien, et elle n’allait jamais aux congrès avec mon père. Elle était antiquaire et elle a vécu sa vie d’antiquaire. La séparation des rôles n’empêche pas que l’on se soutienne dans la vie privée ».

crise

Interrogée sur la manière dont Brigitte Macron et Carla Bruni à son époque ont endossé ce rôle, Julie Gayet botte en touche. « Je ne suis pas du genre à donner des leçons à quiconque », lâche-t-elle. Et d’analyser : « Chacune fait comme elle veut, comme elle peut ». Mais c’est également l’occasion de revenir sur le fait qu’elle trouve ce rôle sexiste. Et pour cause, elle « remarque que la question ne se pose pas pour M ; Joachim Sauer, le très discret M Merkel, qui vit sa vie de son côté sans que cela gêne personne ». Voilà qui est dit.