Le chef des pompiers de Paris écrit à ses soldats du feu en deuil.

Pompiers : La semaine dernière, les soldats du feu ont perdu l’un des leurs, tué par une personne qu’il était venu prendre en charge.

« Une société qui ne protège pas ses anges-gardiens est vraiment malade », écrit remonté le général Jean-Claude Gallet dans un mail interne révélé par Le Parisien. Un mail destiné aux équipes de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

La semaine précédente, les soldats du feu ont perdu l’un des leurs. Geoffroy Henry avait 27 ans et était originaire de Lille. Il était marié et père de famille. Il a été tué le 4 septembre à Villeneuve Saint-Georges (Val-de-Marne) par un homme qu’il était venu prendre en charge. C’est la première fois en dix ans qu’un pompier est tué par la personne qu’il était venu secourir, affirme la Fédération nationale des Sapeurs-pompiers.

« Le sapeur-pompier de Paris n’est pas là pour être le punching-ball d’une violence irrationnelle, voire d’une haine », estime Jean-Claude Gallet, parlant de « la profonde tristesse, colère, indignation » des soldats du feu.

pompiers

Il pointe alors la « sursollicitation opérationnelle (des pompiers, ndlr) ne relevant pas toujours de notre mission première ».

Attendant après le drame « une réaction de la société et des pouvoirs publics », il s’« apprête à faire le tour des instances judiciaires pour mettre en place une véritable politique de tolérance zéro».

Après la mort de l’un d’eux, le patron des pompiers de Paris dénonce leur sursollicitation

Un peu plus d’une semaine après le meurtre d’un sapeur-pompier de Paris, leur général s’est adressé aux 8 500 pompiers de la Brigade pour pointer « la faible communication entre les acteurs de l’urgence » et réclamer «des mesures pour que cela ne se reproduise pas ».

Une société qui ne protège pas ses anges-gardiens est vraiment malade », écrit remonté le général Jean-Claude Gallet dans un mail interne révélé par Le ParisienUn mail destiné aux équipes de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP, qui intervient à Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis ou encore dans le Val-de-Marne).

La semaine précédente, les soldats du feu ont perdu l’un des leurs. Geoffroy Henry avait 27 ans et était originaire de Lille. Il était marié et père de famille. Il a été tué le 4 septembre à Villeneuve Saint-Georges (Val-de-Marne) par un homme de 31 ans qu’il était venu prendre en charge. C’est la première fois en dix ans qu’un pompier est tué par la personne qu’il était venu secourir, affirme la Fédération nationale des Sapeurs-pompiers.

« Vous avez besoin de savoir nous avons besoin de savoir », peut-on lire dans le courriel du général Gallet, suivi du récit de l’agression dans le document de trois pages. Il raconte ainsi que l’équipage de deux pompiers avait été appelé par le Samu pour le transport d’un homme « agité, aux antécédents psychiatriques (schizophrène, bipolaire) et en rupture de traitement » mais sans « notion de dangerosité immédiate ». Alors qu’ils s’apprêtent à emmener la victime à l’hôpital, celle-ci prétexte avoir oublié sa carte vitale et retourne dans sa maison. Dans la cuisine, l’individu saisit un couteau et poignarde les deux pompiers.

soldats du feu

« Le sapeur-pompier de Paris n’est pas là pour être le punching-ball d’une violence irrationnelle, voire d’une haine », estime encore Jean-Claude Gallet, parlant de « la profonde tristesse, colère, indignation » des soldats du feu.

Le drame, selon le général, découle d’une « demande de leurs moyens qui n’est pas fondamentalement justifiée et d’ une sous-évaluation du caractère dangereux » de l’agresseur.Il pointe alors du doigt la «sursollicitation opérationnelle (des pompiers, ndlr) ne relevant pas toujours de notre mission première », la « faible communication entre les acteurs de l’urgence qui fonctionnent avec des schémas éculés qui n’ont plus lieu d’être ».

Attendant après le drame « une réaction de la société et des pouvoirs publics », il juge avoir été « entendu » par les ministres de l’Intérieur comme des Armées (dont dépendent les pompiers de Paris, militaires) et s’apprête à faire le tour des instances judiciaires pour mettre en place une véritable politique de tolérance zéro afin d’enrayer la hausse sans fin des violences gratuites qui visent les secours ».