Charlie, 7 ans, le garçon harcelé qui ne voulait plus vivre, sa plainte à été rejetée.

Charlie, le garçon harcelé qui ne voulait plus vivre, a déposé une plainte contre son agresseur. Malheureusement, sa plainte est restée sans suite.

Charlie, 7 ans, s’est filmé pour dénoncer le harcèlement dont il est victime sur les réseaux sociaux. Sa mère a déposé une plainte en octobre.

Hélas, elle sera classée sans suite par le ministère public, selon le communiqué officiel du procureur de la République du tribunal de grande instance de Laon.

Charlie

Selon les investigations menées par la gendarmerie, aucun fait caractérisé n’a pu être constaté.

«Les membres du personnel éducatif n’ont jamais remarqué de violences sur cet enfant. Aucune trace de coups n’a jamais été constatée.» déclare le procureur.

Il rajoute même qu’aucun élève ni adulte n’a appuyé les accusations de Charlie. Mais la mère ne lâche pas l’affaire «Mon fils ne s’invente pas une vie», lance-t-elle sur Europe 1.

Aucun des élèves interrogés n’évoque le harcèlement.

Quatre déclarent «n’avoir jamais constaté de violences entre les enfants», tandis qu’un autre admet que l’enfant en cause aurait «fait des croche-pieds lors de parties de football, mais pour prendre le ballon.»

Ce petit garçon de 7 ans, accusé par Charlie, dément les faits.

Le ministère public dit vouloir saisir les services adéquats pour diagnostiquer le mal être de l’enfant.

L’ETABLISSEMENT SCOLAIRE NE VEUT PAS FAIRE DE COMMENTAIRE

Pour mettre un terme aux harcèlements qu’il subit à l’école, Charlie annonce son désir de mourir dans une vidéo.

Dans la séquence, il raconte comment un autre écolier le martyrise depuis plusieurs années, et fait subir les mêmes tortures à son petit frère.

«Je veux rejoindre le Bon Dieu pour toujours. Et lui, qu’il arrête de me taper.»,

une phrase qui émeut toute la toile. Le jour de sa publication, la vidéo de moins d’une minute a atteint plus de 430 000 vues.

Ces enfants vont à la même école catholique privée dans l’Aisne. L’école ne souhaite d’ailleurs pas faire de commentaire sur le scandale, en raison de l’âge des concernés.

La directrice déclare toutefois «Tout ce que je peux vous dire, c’est que les autorités compétentes ont été prévenues.»

En outre, ni la gendarmerie du secteur ni l’académie d’Amiens n’a tenu à faire une déclaration.