Macron à donné des «miettes» selon les “Gilets jaunes” qui ne lâchent rien.

Des miettes !!! Il continue à l’être au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron, insuffisantes selon eux. Ces derniers ne comptent pas s’arrêter là.

« Marquez bien qu’on ne lâche rien ! Il a cédé, c’est bon ! ». Comme tous les jours depuis le 17 novembre, une flopée de «gilets jaunes» s’est installée devant le péage de la Barque, dans les Bouches-du-Rhône. A quelques kilomètres d’ Aix-en-Provence​, cette barrière de péage est devenue au fil l’un des bastions du mouvement dans le département.

Au lendemain de l’allocution très attendue d’Emmanuel Macron, ces manifestants sont toujours là. Et pour cause : « on est déçu », soupire Gilles. « C’est de l’enfumage, abonde Jean-François. Le SMIC n’est pas revalorisé, c’est la prime d’activité. » « Et ce SMIC-là, ce n’est pas lui ou les entreprises qui le donnent, ce sont nos impôts ! », note, amère, Nelly. « Il faut augmenter le taux horaire du SMIC », réclame son voisin.

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« On ne lâchera rien »

« Nous, on se bat pour le pouvoir d’achat de tout le monde, reprend Jean-François. Pour nos enfants, nos petits-enfants, on ne lâchera rien. La prime défiscalisée, il faut déjà que le patron veuille ou puisse la donner ! » « Moi, j’ai 73 ans, poursuit Alain. Je touche une retraite de 2.100 euros, je suis juste au-dessus du seuil, donc je suis marron. Avec la CSG, on m’enlève 600 euros par an ! Depuis Hollande, nos retraites sont bloquées, par une seule augmentation. Ça fait six ans ! »

gilets jaunes

« On demande aussi un référendum d’initiative citoyenne, explique Nelly. Il faut qu’on concentre nos revendications sur quelques points, ou sinon ils piocheront dedans, dans ce qui les arrange. On est que des enfants. Alors qu’avec le référendum, on redevient des adultes citoyens. »

« Il pensait nous calmer et ça nous a mis en rage »

« Macron nous a donné des miettes, estime Pierre, très en colère. Il espérait qu’on dégage avec cette allocution. Mais on va continuer à se mobiliser et il donnera encore plus la prochaine fois. Il pensait nous calmer et ça nous a mis en rage. On est là pour que nos enfants aient un meilleur avenir. Ce n’est pas de gaieté de cœur que je viens me geler ici ! »

« On continue à se mobiliser pour obtenir ce qu’’on veut, explique Richard. Ce qu’il a annoncé, c’est de la poudre aux yeux. Ce n’est pas ce que l’on demandait. On voulait que les riches paient et il n’a pas rétabli l’ISF. »

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« Ça suffit d’être trop gentil »

Tous appellent à continuer la mobilisation. « Les gens, ils nous klaxonnent, mais on a envie de leur dire :”rejoignez-nous”, histoire que tout ça serve à quelque chose », soupire Jean-François. « Moi, je suis prêt à passer le réveillon ici, répond Pierre. Si nous, on n’est pas sur ce péage, y’a personne ! »

« Ça suffit d’être trop gentil, s’énerve Catherine. Là, y’en a marre. Ici, on sert à rien. Je viens tous les jours depuis le 17 novembre. Mon gendre, qui est un “gilet jaune” du dimanche, dit qu’il faut bloquer les préfectures. Je ne sais pas si c’est utile… »

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« C’est la casse qui a fait reculer Macron »

« On est gentil, pacifiste, mais si on est trop gentil, on ne nous écoute pas, affirme Cédric. Il faut de la casse, sinon on ne nous entend pas. C’est la casse qui a fait reculer Macron. Il ne faut pas lâcher. »

« A la Barque, on est pacifiste, on a toujours canalisé les jeunes ici, explique Gilles. Mais on ne peut pas canaliser tout le temps… Il faut prendre conscience de la tension. Même moi au travail, je le vois. Pour l’instant, c’est calme… » Selon un sondage publié par le Figaro et France Info, 54 % des Français appellent les « gilets jaunes » à continuer leur mouvement, contre 66 % le 22 novembre.