Marlène Schiappa : Elle porte plainte pour cyberharcèlement !

Marlène Schiappa

Le 20 mars, Marlène Schiappa a annoncé qu’elle avait décidé de porter plainte contre les cyberharceleurs dont elle est victime.

La ministre a également rendu son compte Twitter privé.

marlene schiappa

Une décision radicale. Marlène Schiappa a annoncé qu’elle avait décidé de porter plainte pour des faits de cyberharcèlement dont elle est victime sur Twitter. « L’engagement politique ne peut justifier des raids numériques. Face à une vague de cyber harcèlement incluant des menaces de mort, j’ai porté plainte et demandé à Twitter d’agir », a tweeté la ministre le 20 mars.

Quelques minutes plus tard, la femme politique, qui travaille aux côtés d’Emmanuel Macron depuis plusieurs années, a rendu son compte Twitter privé, empêchant ainsi ses différents détracteurs de pouvoir l’atteindre. Une décision qu’elle a eu du mal à assumer : « Twitter restant dans l’inertie, j’ai rendu mon compte privé », a-t-elle déclaré.

Une plainte déjà déposée en 2019

Alors que seuls les abonnés validés par la ministre pourront accéder à son contenu, elle regrette que Twitter ne prenne pas de mesures restrictives contre les auteurs de cyber-harcèlement. Une réalité qui l’a donc poussée à prendre cette décision radicale. Marlène Schiappa n’en est pas à sa première tentative pour endiguer les messages haineux publiés à son encontre.


En janvier 2019, elle avait déjà porté plainte après avoir été soumise à un flux de plusieurs dizaines de messages violents. « J’ai déposé une plainte, ce n’est pas la première malheureusement, mais généralement je n’en parle pas. J’en ai déposé plusieurs, il y a eu des procès, certaines personnes ont déjà été condamnées, avait-elle expliqué sur France Inter, à l’époque. Comme beaucoup de femmes en politique, je suis la cible d’opérations de menaces, de menaces de mort, de cyberharcèlement ciblé, d’appels haineux, menaçants, injurieux. »

Marlene Schiappa met en garde contre le risque de violence domestique pendant le confinement

La secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes assure que les violences conjugales restent une priorité, y compris pendant le confinement.

Le constat de Marlène Schiappa est sans appel : les violences conjugales ne s’arrêteront pas avec l’épidémie de coronavirus. « La période de crise que nous traversons et l’enfermement à domicile peuvent malheureusement générer un terreau favorable aux violences conjugales », indique-t-elle dans un communiqué publié lundi 16 mars. L’expulsion du conjoint violent doit être la règle. »

Afin de protéger et d’accompagner au mieux les femmes victimes, la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes a demandé à tous les départements de suivre la situation dans les centres d’hébergement d’urgence. L’objectif est de vérifier si les mesures dites « barrières » sont appliquées et de s’assurer que des « cours à domicile » sont organisés pour les enfants hébergés chez leur mère.

Des services d’urgence toujours actifs

Depuis ce lundi, les juridictions sont fermées pour éviter la propagation du virus. Néanmoins, Marlène Schiappa l’assure : la Garde des Sceaux Nicole Belloubet maintient les services qui assurent le traitement des contentieux essentiels, dont les cas de violences conjugales..


(ordonnances de protection, audiences correctionnelles pour les détentions provisoires et les mesures de contrôle judiciaire, présentations devant le juge d’instruction et le juge des libertés et de la détention, permanences du parquet, procédures d’urgence devant le juge civil notamment pour l’éviction du conjoint violent, etc…).

Si les 1630 associations dédiées aux violences conjugales et financées par l’État doivent limiter leurs activités, la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr reste active pendant le confinement. Elle s’avère être le canal à privilégier avec le 17 en cas de violences. L’activité du numéro 3919 est également maintenue mais réduite cette semaine pour protéger les auditeurs du virus et respecter les consignes gouvernementales concernant l’épidémie Covid-19.

Marlène Schiappa est née à Paris le 18 novembre 1982, d’un père historien et d’une mère directrice de lycée. Après des études de communication et de géographie elle travaille pour l’agence de communication Euro RSCG. Elle se lance aussi très rapidement dans l’activisme politique, puisqu’elle est candidate aux élections municipales dans la capitale en 2001.

Elle accède à la notoriété en 2008, lorsqu’elle conçoit le blog Maman travaille, dédié à la défense des mères qui travaillent, qui devient rapidement un réseau social important, qui milite par exemple pour un allongement du congé maternité.

Parallèlement, Marlène Schiappa écrit aussi de nombreux livres traitant de l’égalité entre les hommes et les femmes : Maman travaille, le guide , Marianne est déchainée ou encore J’arrête de m’épuiser, en collaboration avec Cédric Bruguière. Elle est aussi à l’origine du Pacte Transparence Crèches, qui est reconnu par de nombreuses personnalités politiques, par exemple Alain Juppé.

Adjointe au maire du Mans Jean-Claude Boulard depuis 2014 et présente brièvement au ministère des familles, de l’enfance et des droits des femmes, sa carrière prend une nouvelle direction lorsqu’elle rejoint le mouvement En Marche! d’Emmanuel Macron. Le futur président de la République, lui confie la charge d’être sa déléguée pour la Sarthe.

Marlène Schiappa

Le 17 mai 2017, elle rejoint le gouvernement en qualité de secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes. Le 6 juillet 2020, elle est nommée ministre déléguée chargée de la Citoyenneté dans le gouvernement de Jean Castex. Côté vie privée, Marlène Schiappa est mariée à Cédric Bruguière avec lequel elle a deux filles.


Sacha Lemaquis

Passionné depuis mon plus jeune âge par l'écriture et la rédaction sur tous les Peoples, je suis également de nature très curieux, je m'intéresse à beaucoup d'autres sujets et surtout j'adore le sport !