Ces faits incroyables qui se sont déroulés pendant les manifestations des “Gilets jaunes”.

À Flixecourt dans la Somme, mardi 20 novembre, des “gilets jaunes” installés à un barrage ne s’attendaient pas à faire une si grande découverte. Dans la matinée, ils ont entendu des bruits, émanant d’un véhicule. Dans la cuve d’un camion semi-remorque immobilisé à proximité, les manifestants ont mis à jour la présence de six migrants, rapporte France 3 Hauts-de-France. Ces derniers étaient enfermés dans la citerne du camion, immatriculé en Belgique. Les “gilets jaunes” ont appelé les gendarmes et, galvanisés par leur action, ont filmé la scène.

Dans une vidéo, un des “gilets jaunes”, dont on ne voit pas la tête, se félicite de cette action. Petit à petit, les commentaires deviennent violents à l’égard des migrants : “Quelle bande d’enc***”, entend-on alors. “Ça va encore être pris sur nos impôts.” Et lorsque les migrants descendent du camion, l’internaute lâche un “t’as le sourire, enc***”. La CGT douanes a par ailleurs porté plainte pour “incitation à la haine raciale”. On entend en effet dans une autre vidéo un manifestant se congratuler d’avoir “fait mieux que la douane”.

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Un homme menace l’Élysée

Si de nombreuses manifestations de “gilets jaunes” étaient pacifiques, certaines personnes ont créé des troubles plus importants que de simples barrages routiers. Dans un centre commercial d’Angers (Maine-et-Loire), un homme s’est retranché vendredi 23 novembre, une grenade à la main. À 16h45, une équipe du RAID de Rennes (Ille-et-Vilaine), alertée, se rend sur place pour négocier avec le forcené. Les “gilets jaunes” installés à côté se sont désolidarisés de l’homme. Pendant quatre heures, ce dernier, connu des services de police et âgé d’une cinquantaine d’années, a assuré détenir des “sacs” et des “explosifs”.

“Les forces de l’ordre ont activé un périmètre de sécurité. Toutes les personnes présentes ont pu être écartées et sont hors de la menace de l’individu”, a expliqué la préfecture du Maine-et-Loire. L’intervention terminée sans heurts, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, a félicité les forces de l’ordre. “Prétendant agir au nom des ‘gilets jaunes’, il disposait d’éléments explosifs non identifiés et de grenades trafiquées. Merci à nos forces qui nous protègent”, a-t-il tweeté.

Anne Hidalgo incite à admirer la tour Eiffel… En pleine manifestation

Samedi 24 novembre, les “gilets jaunes” sont plus mobilisés que jamais avec la manifestation parisienne. De nombreux appels ont été lancés sur les réseaux sociaux pour se réunir à différents endroits dans la capitale. La préfecture de police, elle, n’a autorisé qu’un seul lieu : le Champ-de-Mars, au pied de la tour Eiffel. Dans ce contexte tendu, la maire de Paris a mal choisi son créneau pour poster un tweet : “Et si vous profitiez du week-end pour braver le froid et venir, admirer les superbes illuminations de l’avenue des Champs-Élysées inaugurées jeudi soir ?”, a ainsi proposé Anne Hidalgo.

L’erreur de communication a été rapidement corrigée, mais pas assez vite pour certains internautes qui se sont empressés de reprendre l’information. “Oui oui venez tous et toutes ce soir c’est superbe il y a des feux de palettes partout, des CRS qui gazent et des casseurs… alors allons tous admirer les illuminations”, a notamment tweeté un internaute. Le tweet avait en fait été programmé à l’avance par les services de communication de la mairie de Paris.