La loi «anticasseurs» à été voté par 387 voix contre 92 à l’assemblée.

Loi «anticasseurs» : Les députés ont approuvé la proposition de loi de manière massive. L’Assemblée a adopté mardi la proposition de loi LR controversée.

Par 387 voix contre 92, et 74 abstentions, en première lecture de cette nouvelle loi.

La grande majorité des députés LREM et MoDem, ainsi que des LR et UDI, ont voté pour, l’ensemble de la gauche s’est prononcé contre. Le texte sera examiné au Sénat en deuxième lecture le 12 mars, le gouvernement souhaitant une adoption définitive rapide dans le contexte des manifestations récurrentes des « gilets jaunes ».

Cinquante députés LREM se sont abstenus sur la proposition de loi, un record sur un texte soutenu par le gouvernement, mais aucun d’eux n’a voté contre. « L’essentiel, c’est qu’il n’y a eu aucun vote contre » a commenté dans la foulée du vote le patron du groupe majoritaire Gilles Le Gendre, devant la presse.

Quels sont les points les plus polémiques de la loi soumise au vote mardi?

Un vote solennel très controversé. La navette parlementaire se poursuit concernant la loi baptisée « anticasseurs » qui provoque des remous jusque dans la majorité parlementaire. En effet, certains députés LREM ont prévenu ce week-end qu’ils ne voteront pas pour cette loi soutenue par le gouvernement. Et qui vient en réalité du chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau. L’ensemble de ce texte déjà adopté au Sénat en octobre en première lecture sera soumis à un vote solennel de l’Assemblée nationale mardi, avant un retour au Palais du Luxembourg. Mais il a été depuis la semaine dernière, remanié. Ainsi, plusieurs dispositions ont été supprimées, notamment la création d’un fichier qui recensait des casseurs et la mise en place d’un périmètre de sécurité délimité, dans lequel les palpations de sécurité et les fouilles de sac seraient autorisées. Retour sur les trois points qui crispent.

Une loi « de circonstance » ?

Mardi dernier, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait récusé devant les députés une loi « de circonstance » et anti « gilets jaunes » et assuré qu’il s’agissait d’un texte de « tolérance zéro contre les violences ». « Le principe même de cette loi, qui tombe au moment où on veut réprimer les mouvements sociaux, est discutable, tempête Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’Homme. On nous dit que ce n’est pas une loi d’opportunité, or elle n’était pas dans les tuyaux, mais elle est apparue au moment des gilets jaunes.

loi «anticasseurs

On a déjà les dispositifs pour lutter contre les débordements. Là, on assiste à une dérive du pouvoir très inquiétante. Comme un message : Messieurs et dames les gilets jaunes, allez au débat, pas aux manifs ! D’autant que dans les semaines qui viennent, de grandes réformes sont attendues, notamment sur les retraites… Dans d’autres régimes, on parlerait d’oppression. » Mais si la colère de la LDH n’a rien d’étonnant, elle n’est pas la seule à alerter sur la dangerosité d’une telle loi.

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