Le Point : un article qui fait parler ! On vous dit tout !

C'est une affaire qui ne concerne pas la télévision, mais le journalisme français. Après avoir publié un article mensonger, Le Point affronte une tempête de critiques.

C’est un coup de tonnerre qui agite la sphère politique pendant quelques heures suite à la publication d’article de Le Point.

Le rapporteur de Le Point, Aziz Zemouri, publie un article à charge contre Raquel Garrido et Alexis Corbière.

le point journal

Il les accuse d’employer une femme de ménage sans titre de séjour. En outre, ils auraient promis à cette dernière de régulariser sa situation si Jean-Luc Mélenchon était élu Président de la République française.

L’article de Le point très partagé

L’article de Le Point est massivement partagé. Le couple a réagi rapidement par l’intermédiaire de son avocat. Tout est faux , proclame-t-il.

Mais le mal est fait, la nouvelle se répand. L’article de Le Point est toujours en ligne malgré le démenti. Captures d’écran de l’échange présumé entre Raquel Garrido et son employé.

Le doute s’installe alors. En effet, ces captures d’écran ne semblent pas véridiques.

Olivier Tesquet, spécialiste des questions numériques pour Télérama, s’interroge. Erreurs grossières de conjugaison, photo de profil identique à celle de son compte Twitter, cet échange a-t-il été authentifié ?

Le journaliste de Le Point a-t-il bien fait son travail ? Ou a-t-il publié un article à charge (trop) rapidement, avec des accusations graves, mais qui font le buzz?

La deuxième option est évidemment la bonne puisque Le Point finit par supprimer l’article, et s’excuse.

Les vérifications complémentaires que nous avons effectuées nous ont révélé que des erreurs et des manquements à la prudence avaient été commis, explique Etienne Gernelle, le directeur de Le Point.

 

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Une enquête en cours

Il précise qu’une enquête se poursuit pour comprendre ce qui s’est passé et présente ses plates et sincères excuses à Alexis Corbière et Raquel Garrido.

Le politicien et le politicien décident de ne pas y rester. En premier lieu, ils répondent à Le Point. Leur réponse est même disponible sur le site de Le Point.

Raquel Garrido regrette le manque d’investissement du journaliste de Le Point, qui n’a pas fait son travail. La députée n’a jamais été interrogée sur cette prétendue femme de ménage qu’elle emploie.

M. Zemouri ne nous a pas non plus demandé si nous aurions été alertés suite à l’arrestation présumée de cette dame par la police, en présence d’une de nos filles.

Elle a précisé plus tard qu’elle n’avait jamais eu besoin de s’offrir les services d’une nounou pour ses filles : Voici les vérités que nous entendons rétablir ici, qu’une enquête contradictoire aurait certainement permis de mettre en évidence.

Nous n’avons pas de nounou pour s’occuper de nos filles de 22, 19 et 9 ans. Les grands n’ont évidemment pas besoin d’être gardés et le dernier est gardé avec la famille depuis la naissance.

Une plainte en cours

Elle termine sa lettre en expliquant qu’elle allait porter plainte pour la publication de cet article sur le magazine Le Point.

Nous avons donc chargé notre avocat de déposer plainte pour diffamation ainsi qu’une plainte contre X pour faux et usage, dans l’espoir que la lumière soit faite sur l’origine et le récit de cette fausse information.

Le lendemain de la parution de l’article de Le Point, alors qu’elle est en pleine tempête médiatique, Raquel Garrido se rend sur le plateau de Touche pas à mon poste.

Elle sait que son ami Cyril Hanouna lui laissera le temps de dire la vérité. Il bénéficie également d’une belle tribune. L’émission dépasse heureusement le million de téléspectateurs et en tutoie généralement deux millions.

Ainsi, elle ne cache pas que la publication de ce faux article de Le Point l’a énormément affectée, physiquement comme mentalement : Je suis en état de choc. Je suis dans un état d’épuisement physique et mental avancé. Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi.

Une nouvelle apprise sur les réseaux sociaux

A 15h, je vois la nouvelle tomber sur les réseaux sociaux. Je prends l’article de Le Point et je lis qu’une personne sans papiers, d’origine algérienne, aurait promené mon enfant et la police les aurait arrêtés.

Et même si l’article est maintenant supprimé, elle considère que le mal est fait. Je vais essayer d’obtenir justice.

Le Point

Je ne pardonnerais jamais que mes enfants aient été traumatisés, ni que ma fille de 19 ans ait dû répondre aux questions d’un journaliste.

Nous essayons de les protéger et ils ont été entraînés. Nous portons plainte pour diffamation contre Le Point et contre le journaliste. Je veux savoir d’où ça vient !