Laure Noualhat choisit de ne pas avoir d’enfant : «Ne pas en faire, ce serait 58 tonnes de CO2 en moins», profondément écolo.

58 tonnes de CO2 en moins : Laure Noualhat est profondément écolo et a ainsi pris une décision radicale, celle de ne pas avoir d’enfant.

Journaliste spécialisée dans l’environnement, elle estime que donner ce monde à un enfant, qui aura lui-même une empreinte écologique, ce n’est pas un service rendu à l’humanité.

CO2

Il s’agit du mouvement des Ginks, pour Green Inclination, No Kids (engagement vert, pas d’enfant) et leur message est très clair. Afin de préserver la planète, certains ont pris la décision de ne pas procréer. « Si tu aimes tes enfants, ne les mets pas au monde, c’est une poubelle », déclare Laure, qui fait partie de ce groupe de personnes.

écolo

« Lorsqu’on se penche sur le problème de l’espèce humaine et sur les courbes d’évolution de la population, on comprend vite que le système actuel ne peut pas fonctionner à l’infini. Compenser le fait d’avoir un enfant en lui enseignant des gestes écologiques, c’est oublier que ces enfants nous échappent à un moment donné, et qu’ils restent, avant tout, des êtres humains qui vont consommer », précise-t-elle dans son livre, « Lettre ouverte à celles qui n’ont pas (encore) d’enfant ».

enfant

Toutefois, à 45 ans, elle souhaite tempérer : « Évidemment, c’est choquant de réduire la naissance d’un enfant à son bilan carbone et on passe pour des comptables sans cœur. Mais il faut bien chiffrer tout cela pour trouver un équilibre.

Laure

Ne pas faire d’enfant, ce serait 58 tonnes de CO2 évitées. Mais pas uniquement, parce que cet enfant voudra un enfant, lequel aura aussi un enfant, etc., qui, dans le monde occidental, voudra sa maison, sa voiture, son steak et ses vacances. »$

écolologie

C’est un événement tragique qui a poussé Laure à la réflexion il y a une dizaine d’années. « À 30 ans, j’étais assez vindicative et virulente. Puis, à 35 ans, je suis tombée enceinte. Nous avions prévu de garder et d’élever cet enfant avec mon compagnon, mais je l’ai perdu à trois mois et demi de grossesse. A posteriori, j’ai la conviction d’avoir transformé ce malheur en quelque chose de positif et intéressant. Car ne pas faire d’enfants, c’est aussi avoir une forme d’empathie avec l’ensemble du vivant. Ça rappelle que l’homme ne peut pas sans cesse dominer la nature, elle doit aussi reprendre un peu ses droits. »

Laure Noualhat

En couple avec un autre homme, elle a désormais choisi d’affirmer ses convictions, alors qu’elle est désormais en préménopause à l’âge de 45 ans. « Cet enfant que j’aurais pu avoir, je l’aime tellement que j’ai décidé de ne pas en refaire. Pour moi, c’est une décision cohérente et mûrement réfléchie. Même si elle est difficilement concevable pour beaucoup de gens, une vie sans enfant est possible, elle peut même être heureuse et, parfois, préférable. J’ai deux filleules que j’adore et la fille de ma meilleure amie, auprès desquelles j’ai un rôle et ça me suffit largement. Je suis fertile dans d’autres domaines, cela me rend heureuse et cela m’épanouit totalement. Je suis une femme pleine et entière, sans avoir donné la vie. »