Voici le contenu de la lettre d’Emmanuel Macron adressée aux Français.

«Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat»

Comme annoncé, le grand débat se focalisera sur les 4 grands thèmes et le chef d’Etat posera donc, en tout, 33 questions aux Français.

Il affirme que ces questions n’épuisent pas le débat mais lui semblent au cœur des interrogations. Notons que la président a également inclu des questions touchant l’immigration et la laïcité.

Bien entendu, certaines questions amèneront obligatoirement à un référendum comme la quatrième partie touchant à la démocratie et à la citoyenneté.

Emmanuel Macron affirme toutefois:

«Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions».

Bien entendu, la lettre est ferme concernant les reformes déjà effectuées.

«Si on fait tout avant le débat, ça n’a pas beaucoup de sens de l’organiser, explique-t-on dans son entourage. L’idée n’est pas de détricoter tout ce qui a été fait depuis l’élection présidentielle mais de délimiter le terrain de jeu et ensuite de voir ce que l’on peut faire à l’intérieur».

Il est exclu de revenir sur des réformes déjà en cours comme la suppression de l’ISF. Le président conclut par le fait qu’il fallait inventer un nouveau projet plus juste et plus efficace.

«ma détermination n’a pas changé»
Cependant, le président avait imposé, à demi-mot, une condition qui est l’arrêt des violences lors des manifestations. Ainsi, il prévient qu’il n‘acceptera aucune forme de violence.

«Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait!».

On y voit notamment une réponse face aux dernières manifestations marquées par l’agression des journalistes et des attaques sur les lieux publics. Il y a également les tentatives d’intimidation contre les parlementaires.

Notons que cette allocution nous rappelle déjà la précédente, en octobre dernier.

Le président n’était pas vraiment bien éclairé, ce qui était un signe pour certains.