Juliette Gréco est morte à 93 ans, la “terrible” nouvelle du jour.

Juliette Gréco s’est éteinte ce mercredi 23 septembre 2020 entourée des siens dans sa tant aimée maison de Ramatuelle. Les détails …

Elle était une icône de la chanson française Juliette Gréco, également célèbre pour son interprétation de Belphégor à la télévision, qui est décédé mercredi à l’âge de 93 ans.

Sa vie était hors du commun”, a déclaré la famille à l’AFP.

Née à Montpellier le 7 février 1927, Juliette Gréco s’installe à Paris dans sa jeunesse avec sa mère et sa soeur Charlotte. Elle devient un petit rat à l’Opéra de Paris avant de rejoindre la Résistance, formée par sa mère. Capturés, sa mère et Charlotte sont envoyées au camp de concentration de Ravensbrück en Allemagne, tandis que l’adolescente échappe à la déportation en raison de son jeune âge. Elle est emprisonnée à Fresnes (Val-de-Marne), d’où elle est libérée en 1942.

La vie à Saint-Germain-des-Prés

À l’âge de 15 ans et sans famille, sa mère et sa sœur ne sont pas revenues d’Allemagne avant 1945. Il se réfugie chez Hélène Duc, une amie de sa mère qui vit à Paris, non loin du quartier de Saint-Germain-des-Prés. C’est là qu’elle découvre la vie culturelle et intellectuelle parisienne, ainsi que la politique, avec les Jeunesses Communistes.

Encouragée par Hélène Duc, Juliette Gréco suit des cours de théâtre et joue dans plusieurs pièces à partir de 1946. En 1960, la femme surnommée “la muse de Saint-Germain-des-Prés” décide de se consacrer au chant et interprète “La Rue des Blancs-Manteaux”, un texte du philosophe Jean-Paul Sartre, mis en musique par le compositeur Joseph Kosma. Sa carrière dans la musique est lancée. En 1951, il reçoit le prix de la Sacem pour “Je hais les dimanches”.

 

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Révérence.

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La jeune femme n’a pas renoncé à la comédie pour autant. En 1953, elle joue dans le film “Quand tu liras cette lettre” de Jean-Pierre Melville. Après cela, Juliette Gréco s’embarque pour les États-Unis. Sur le tournage de “Le Soleil se lève aussi” de Henry King en 1957, elle rencontre Darryl Zanuck, un grand producteur américain, avec lequel elle entretient une relation mouvementée. Elle a tourné plusieurs de ses productions, mais est retournée en France lorsqu’ils se sont séparés.

Elle chante à nouveau et réinterprète les chansons de nouveaux talents tels que Jacques Brel, Léo Ferré et Serge Gainsbourg. Sa version de “Jolie Môme” de Ferré en 1961 est l’une de ses chansons les plus connues.

 

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C’était aussi un 31 juillet, ma chère Jeanne Moreau. 🖤

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La chanson “Déshabillez-moi”, écrite par Robert Nyel, avec lequel il a souvent collaboré, sort en 1967. Cette chanson, destinée à l’origine à une strip-teaseuse, est devenue l’un de ses plus grands succès. Juliette Gréco a enregistré une série d’albums et de tournées, tant en France qu’à l’étranger.

Visite d’adieu

En 1984, le chanteur est nommé Chevalier de la Légion d’honneur par Laurent Fabius, alors Premier ministre. En 2007, il a reçu les “Victoires de la musique” pour l’ensemble de sa carrière.

 

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Un seul baiser volé.

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Juliette Gréco a entamé une tournée d’adieu début 2015, souhaitant visiter toutes les villes qui ont marqué sa carrière. Mais en mars 2016, elle est victime d’un accident vasculaire cérébral dans un hôtel de Lyon, où elle séjourne avant un concert en Alsace. Elle a été hospitalisée et obligée de faire une pause dans sa tournée.

Une femme libre
Passionnée de danse, en 1939, elle est un petit rat à l’Opéra de Paris. Sa mère l’a entraînée dans la résistance. Capturée, elle n’est pas déportée en raison de son jeune âge, mais est emprisonnée à Fresnes, tandis que sa mère et sa sœur aînée Charlotte sont déportées à Ravensbrück, en Allemagne, d’où elles ne reviendront pas avant 1945.

 

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Idéaliste choix. #instagood #instamood #sing #song #l4l #f4f

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Au début de 1942, Juliette est libérée de la prison de Fresnes. A l’âge de 15 ans, elle se retrouve seule et sans ressources. Elle s’est ensuite rendue chez la seule personne qu’elle connaissait qui vivait dans la capitale, Hélène Duc, qui était son professeur de français à Bergerac et une amie de sa mère. Hélène Duc l’accueille dans la pension de famille où elle vit, rue Servandoni, et s’occupe d’elle.

En 1945, Juliette découvre l’effervescence intellectuelle de la Rive Gauche et de la vie politique à travers les Jeunes Communistes. Hélène Duc l’envoie suivre des cours de théâtre. Juliette a obtenu quelques rôles au théâtre et a travaillé sur un programme radio consacré à la poésie.

 

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Miroir émotif 🐞

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C’est dans un des établissements de la rue Dauphine, Le Tabou, où elle a découvert par hasard, grâce à son manteau qu’elle avait mis sur la balustrade et qu’elle était tombée dans un escalier, qu’il y avait une grande cave voûtée inutilisée que le propriétaire appelait “le tunnel”.

Juliette et ses amis ont trouvé l’endroit idéal pour faire de la musique et danser tout en discutant de philosophie. Il suffit d’une semaine pour que les curieux viennent en grand nombre observer cette étrange nouvelle faune appelée existentialiste, dont Juliette est désormais la muse.

 

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Memories.

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Et qu’en est-il de la chanson dans tout cela ? C’est Jean-Paul Sartre qui a “décidé” pour Juliette. Il se produit pour la première fois lors de la réouverture du Bœuf sur le toit.

Sartre lui confie un texte, une sorte de mélodie qu’il a écrite pour sa pièce Huis-Clos, et Joseph Kosma en compose la musique. C’est lui qui “apprend” à Juliette à chanter. La chanson s’appelle Rue des Blancs-Manteaux.

 

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Aucune légende ne dépassera les souvenirs.

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Jean-Paul Sartre est plein d’éloges :

Le Greco a des millions à la gorge : des millions de poèmes restent à écrire, dont certains le seront. Nous faisons des pièces pour certains acteurs, pourquoi ne pas faire des poèmes pour une voix ?

Dans les années 50, j’étais chanteuse et actrice. En 1951, Gréco reçoit le prix de la Sacem pour Je hais les dimanches. En 1954, elle chante à l’Olimpia.

Elle a tourné plusieurs films hollywoodiens produits par Daryl Zanuck : Le soleil se lève aussi de Henry King (1957), Les Racines du ciel de John Huston (1958) et Drame dans un miroir de Richard Fleischer (1960).

Au début des années 1960, il est revenu à la chanson et ne l’a plus jamais quittée. Il chante (entre autres) à Jacques Brel, Léo Ferré, Guy Béart et aussi à Serge Gainsbourg, alors un personnage presque inconnu.

Juliette Gréco est occupée à jouer et à révéler de nouveaux compositeurs, une démarche artistique qui semble l’exciter plus que d’écrire elle-même ses chansons.

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