En pleine crise des “Gilets jaunes”, Emmanuel Macron est à nouveau dans l’embarras.

Alors que le Président est déjà décrié par les “Gilets jaunes”, un nouveau scandale pourrait bien entacher un peu plus son image.

Emmanuel Macron a connu des jours meilleurs. Elu pour succéder à François Hollande le 10 mai 2017, le président de la République fait face à la première grosse crise de son quinquennat. Depuis le 17 novembre dernier, la colère des Gilets jaunes se fait entendre aux quatre coins de l’Hexagone. Résultat : des milliers d’euros de dommages sont à déplorer, et plus de 2 000 interpellations ont eu lieu lors de l’acte IV du mouvement, ce samedi 8 décembre.

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Face à la montée des tensions, le mari de Brigitte Macron s’est donc exprimé face à quelques 23 millions de Français, après pas moins de huit jours de silence. Crispé derrière son pupitre, le chef de l’Etat de 40 ans n’a cependant pas rencontré le succès escompté auprès de ses détracteurs.

Si Emmanuel Macron fait face à une crise sans précédent, ce n’est pas la première polémique à entacher son mandat. En juillet dernier, l’affaire Benalla avait déjà suscité un fort emballement médiatique. Ancien chargé de la sécurité du Président, celui-ci avait été filmé en train de frapper des manifestants le 1er mai dernier, affublé d’un casque et d’un brassard de la police. Et après le chargé de sécurité de 27 ans, c’est au tour d’un autre garde du corps du chef de l’Etat de le mettre dans l’embarras.

Cette fois-ci, il s’agit de Kader Rahmouni, qui fut notamment aperçu à ses côtés et à ceux d’Alexandre Benalla, lors du passage d’Emmanuel Macron sur le site de Whirpool.

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Emmanuel Macron entaché par un appel d’offre douteux

Ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, Kader Rahmouni travaille désormais pour une entreprise de sécurité appelée APS Sud. En avril dernier, cette dernière avait ainsi facturé pas moins de 260 000 euros à l’Université Paul Valéry de Montpellier afin d’assurer la sécurité des étudiants. En cause ?

surprise

Des manifestants opposés à la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (loi ORE), lesquels venaient de vandaliser la salle des serveurs de l’établissement. Le problème c’est que selon Médiapart, cette transaction serait pour le moins douteuse…

D’abord, parce que l’établissement scolaire fait généralement appel à l’entreprise Proségur pour ce type d’événements. Et si la société a bien remporté l’appel d’offre, c’est pourtant son concurrent APS Sud qui a remporté le marché, et ce sans avoir émis le moindre appel. Une particularité troublante que le président de l’Université, interrogé par nos confrères, justifie par une incapacité de la société Proségur à répondre « aux besoins de renforts exceptionnels ». Soit.

Élysée

Seulement, un autre détail intrigue : le premier devis d’APS Sud, ce n’est autre que Charlyne Péculier, représentante LREM locale, qui l’a remis à la direction de l’Université. Une femme qui, en plus d’appartenir au parti fondé par Emmanuel Macron, est notamment collaboratrice de la député Coralie Dubost. Laquelle avait pour ancien garde du corps – vous l’aurez deviné -… Kader Rahmouni.