Jacques Weber au plus mal, il parle de sa maladie.

C’est un jour dont il a longtemps rêvé. Ce lundi 22 juin, Jacques Weber remontera sur scène. L’occasion de rendre hommage au corps médical.

Diagnostiqué d’un cancer en 2019, l’humoriste Jacques Weber a été frappé par leur dévouement lorsqu’il a connu le pire, comme il le dit à nos collègues du Figaro.

jacque weber

Ce lundi 22 juin, il se produira sur la scène du Théâtre Antoine pour une soirée au profit des assistants et des pompiers.

Jacques Weber, qui a vaincu le cancer, lui est incroyablement reconnaissant, comme il le raconte dans les colonnes du Figaro.


“J’ai eu un lymphome gênant mais localisé qui a été très bien traité avec des produits qui tuent tout”, se souvient l’homme qui n’a jamais été à l’aise avec le succès, et de préciser, “j’étais dans un mauvais état, j’ai perdu mes cheveux …”.

 

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Une période difficile pour Jacques Weber durant laquelle il a pu compter sur le soutien indéfectible du personnel soignant.

Je leur dois beaucoup”, dit le père de Stanley Weber, et pour expliquer sa volonté de les rendre, “outre Covid, ce sera à cause du nombre de fois où j’ai dit à mes infirmières : “On nous applaudit et vous n’applaudissez jamais”.

jacques weber

Un cri d’amour

Pour cette soirée spéciale, Jacques Weber improvisera “en puisant dans son panthéon personnel : Flaubert, Hugo, Molière, Devos, Artaud peut-être, Rostand certainement”.

Une véritable déclaration d’amour au personnel soignant, qui s’est mis à l’épreuve ces derniers mois et qui entend bien se maintenir, à sa manière, face à l’adversité.

Un beau clin d’œil, comme ils le montrent dans toute la France pour rappeler au gouvernement ses promesses sur l’hôpital, au milieu du “Ségur de la santé”.

Jacques Weber : “Je ne suis pas à l’aise avec le succès”.

A 65 ans, Jacques Weber révèle sa vie, ses personnalités et ses coups de cœur, dans un livre truculent comme lui. Interview de Françoise Smadja.

TonMag : Vous étiez un âne à l’école, vous refusez d’entrer à la Comédie-Française, vous quittez la troupe de Robert Hossein en pleine gloire, vous renoncez à jouer dans Rabbi Jacob, et votre voix s’envole dans Cyrano, même si c’est un triomphe. Fuyez-vous toujours le succès dès que vous le touchez ?

Jacques Weber : Si seulement vous saviez ! Je n’ai pas de réponse. Je le vois aussi.

Il y a ce sentiment en moi qui dit : “C’est trop beau pour être vrai”. Est-ce que je le mérite ? Toute ma vie, j’ai été comme ça. C’est très paradoxal.

 

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D’une part, je me laisse aller, je revendique une liberté absolue, l’indépendance dans l’état suprême de l’acteur, et d’autre part, dès que je suis libre, je me trompe parfois dans mes choix.

On pourrait dire schématiquement que je ne suis pas à l’aise avec le succès.

Ton Mag : N’est-ce pas un peu suicidaire, surtout pour un acteur ?

J.W. : Je n’étais pas marié à l’époque. Je n’avais personne pour me montrer comment ne pas confondre une dépression nerveuse avec un choc ou un coup de courage.

Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir Christine, ma femme, dans ma vie. C’était aussi une sorte d’impulsion, une sorte de révolte que je ne pouvais pas contrôler.

weber jacques

C’était violent de dire à Pierre Dux, le directeur du Français, au téléphone : “Je n’aime pas ce que vous faites, je n’aime pas les gens de cette entreprise, je n’aime pas votre maison.

Jacques Weber : “J’ai vécu d’autres choses. J’en avais probablement besoin pour essayer de m’établir et de conquérir d’autres endroits.

Je n’ai aucun regret.

weber jacque

Ton Mag : Vous avez une forte tendance à l’exagération …”.

Jacques Weber : Si je mange, je mange dix fois plus que les autres, je bois dix fois trop, si je ne fais rien, je dors comme personne ne dort…”.

Pourquoi en faites-vous toujours trop ?

jacques weber jeune

Jacques Weber. : Et quand je dis cela, c’est aussi scandaleux parce que je ne mange pas dix fois plus que les autres.

Mais je mange vite, très vite, je me fais crier tout le temps. Il fut un temps où j’étais très encombrant.

J’étais dans l’excès. Aujourd’hui, je suis prudent, je fais du sport. Mon problème, c’est l’impatience.

Je veux tout, maintenant. C’est terrible et très enfantin.

En revanche, à côté d’un Gérard Depardieu, je suis comme un nain.