Emmanuel Macron face à une nouvelle affaire très gênante de garde du corps.

garde du corps

Un ancien garde du corps du président Macron fait parler de lui. Après l’affaire Benalla, y aura-t-il l’affaire Rahmouni ?

L’entreprise de sécurité pour laquelle il travaille a réalisé un contrat trouble, selon les informations de Mediapart, avec une université de Montpellier.

Emmanuel Macron a déjà essuyé un scandale en lien avec l’un de ses gardes du corps. En août dernier, l’affaire Benalla (qui a entraîné un scandale politique et judiciaire autour de son ex-bras droit suite à une vidéo relayée par les médias le montrant en plein acte de violence face à des manifestants le 1er mai) a terni l’image du président.

Emmanuel Macron

Mais alors que le chef de la République fait face à une période agitée, en pleine crise des gilets jaunes, il se peut que l’un de ses anciens gardes du corps devienne lui aussi bien connu du grand public, selon des informations révélées par Mediapart.

Brigitte Macron

Un ancien garde du corps d’Emmanuel Macron, Kader Rahmouni (qui était d’ailleurs aux côtés d’Alexandre Benalla sur le site de l’usine Wirlpool ou lors du passage du candidat à la présidentielle à Albi), travaille désormais à APS Sud. Or, cette entreprise de sécurité a facturé une somme importante, 260 000 euros, à l’université Paul Valéry de Montpellier pour des services fournis au printemps dernier majoritairement, et à la rentrée.

Elle est intervenue dans un contexte de forte tension sociale puisque sa première prestation a eu lieu mi-avril, alors qu’un groupe de manifestants opposés à la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (loi ORE) venait d’attaquer la salle des serveurs de l’université pour empêcher la tenue des examens en ligne. Le but était alors de multiplier les postes d’agents de sécurité présents sur le campus en grève.

Macron

Plusieurs éléments posent problème. Le principal étant que l’université faisait habituellement appel à une autre entreprise, Proségur. Cette dernière a bien répondu à un appel d’offre et remportée un marché alors qu’aucun appel d’offre n’a été formulé dans le cas d’APS Sud. Selon le président de l’université, interrogé par Mediapart, face aux événements, Proségur n’étaient pas en mesure de répondre« aux besoins de renforts exceptionnels ».

couple Macron

L’absence d’appel d’offres s’explique par ailleurs par l’urgence de la situation. Autre point trouble : la premier devis d’APS Sud (pour une prestation qui a eu lieu du 13 au 17 avril) a été apporté à la direction de l’université par Charlyne Péculier, représentante locale de LREM, et collaboratrice de la députée Coralie Dubost. Or, l’ancien garde du corps a travaillé pour cette députée. Si Emmanuel Macron avait réussi à apaiser quelques peu les tensions avec les gilets jaunes, il va devoir apporter des réponses dans cette nouvelle affaire.