Un Français contaminé par la variole du singe il nous en parle !

Alors que nous luttons toujours contre le covid-19, une nouvelle pandémie est-elle en train de se dessiner ? C'est ce que craint l'OMS, qui rappelle aux européens que leur continent est bien l'épicentre de cette vague de contaminations.

Contrairement au covid-19, qui appartenait à la famille des coronavirus mais était un virus inconnu, la variole du singe est une maladie connue dans la communauté médicale.

La variole du singe a été découverte chez le singe en 1958, puis chez l’homme en 1970.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la variole du singe n’a jamais été éradiquée. On le trouve principalement dans les forêts d’Afrique tropicale centrale, même aujourd’hui.

la variole

Si elle est ainsi nommée, c’est parce que les manifestations cliniques sont analogues à celle de la variole, avec notamment une éruption pustuleuse, de la fièvre et parfois même des syndromes respiratoires. Cependant, elle reste moins grave que la variole.

Efficacité du vaccin contre la variole du singe

Le vaccin contre la variole est efficace à 85% contre la variole du singe. En revanche, aucun traitement n’existe à ce jour. Il est nécessaire d’attendre que les symptômes disparaissent. Aujourd’hui, la plupart des cas se trouvent en Europe, comme le rappelle Hans Kluge, Directeur de l’OMS Europe:

L’Europe reste l’épicentre de cette vague en expansion rapide, avec 25 pays ayant signalé plus de 1 500 cas, soit 85% du total mondial .

Le 14 juin, 125 cas ont été confirmés en France: 91 en Île-de-France, 11 en Occitanie, 9 en Auvergne-Rhône-Alpes, 3 en Normandie, 3 en Hauts-de-France, 1 en Centre-Val de Loire, 3 en Paca, 1 en Bourgogne-Franche-Comté et 3 en Nouvelle-Aquitaine …

Un homme infecté par la varicelle du singe a accepté de parler de la maladie et des symptômes. Âgé de 28 ans, il se porte bien :

J’étais fatigué avec des apparences de boutons qui ressemblaient à l’acné, mais qui ont atteint la taille d’un ongle. J’ai eu une fièvre de 40 pendant deux jours et il n’y a pas de traitement, j’ai dû attendre et m’isoler.

 

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En effet, et les Français y sont habitués maintenant, les autorités demandent aux personnes touchées par la varicelle des singes de rester isolées chez elles, afin de ne pas contaminer d’autres personnes.

Le virus se transmet par relation sexuelle

Au micro de RTL, il explique avoir contracté le virus après avoir eu des relations sexuelles avec un autre homme.

La majorité des cas signalés proviennent d’hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Cependant, nous ne devons pas croire que la varicelle des singes attaque une communauté en particulier.

Il ne fait pas de distinction entre les hommes qui sont bien seuls, et cette épidémie le montre une fois de plus, pour montrer l’homophobie.

C’est en effet pour certains une nouvelle excuse pour attaquer la communauté homosexuelle. La varicelle des singes serait ainsi dans les années 2010 ce que le SIDA était dans les années 1980.

Des maladies qui, selon certains, ne concernent qu’une partie de la population. Pour rappel, le SIDA touche aujourd’hui une majorité de personnes hétérosexuelles.

Le Directeur de l’OMS Europe a donc tenu à rappeler que le virus de la variole du singe n’est en soi attaché à aucun groupe spécifique . Une sortie qui, espère-t-il sans doute, permettra de lutter contre la stigmatisation qui pèse sur une communauté qui en souffre déjà assez.

Changement du nom de la maladie

L’OMS réfléchit actuellement à changer le nom de la maladie, simplement parce qu’elle ne touche que rarement les singes, un animal qui n’est pas non plus sujet à attraper la variole. D’autant plus que la contamination se fait entre êtres humains, et non entre animaux.

De quoi juger que le nom n’est pas approprié pour désigner la maladie, et qu’il faudrait plutôt parler de la variole du singe humaine . C’est en tout cas ce que pense le journaliste du Monde, Marc Gozlan :

Il n’y a donc pas de snobisme de ma part à utiliser un terme anglais, mais seulement la volonté de ne pas contribuer à propager un terme français qui me semble être une expression inappropriée . Il indique même le nouveau nom qui pourrait être donné à la maladie :

l’OMS pourrait opter pour le hMPXV (h pour l’homme et MPX pour le virus Monkeypox). Ce qui, en anglais comme en français, ne sera vraiment pas facile à prononcer.

variole

Cette proposition a été formulée le 10 juin sur le site internet viriological.com , par un collectif de chercheurs Nigérians, Congolais, Camerounain, Américains, Suisses, Britanniques et Sud-Africains .