Une femme victime d’une fausse couche et condamné !

Attention, cette histoire risque de vous faire bondir. Après une fausse couche, l’État condamne lourdement cette femme. Aïe, ça fait mal !

Comment se fait-il qu’en 2022, les pays réagissent si fortement avec une femme? En découvrant cette histoire, l’équipe de Ton Mag a les larmes aux yeux. On a l’impression de faire un bond en arrière.

fausse couche salvador

On le sait maintenant, même si cela l’a rendu fertile, car réalisé dans de mauvaises conditions, Dalida a choisi l’avortement.

Une femme victime d’une fausse couche

Ah si l’avocate Gisèle Halimi ou l’ancienne ministre Simone Veil étaient encore de ce monde.

Nul doute qu’ils seraient en colère et fustigeraient avec la plus grande fermeté ce qui est arrivé à Esme. Sans perdre une seconde, nous vous dirons et vous expliquerons ce que cette femme a fait.

D’ailleurs, afin de la protéger un minimum, son prénom a été volontairement changé par nos confrères. Nous avons donc évidemment respecté leur choix et imité la procédure.

Actuellement, sept pays n’ont pas modifié leur législation sur l’avortement. Il s’agit du Nicaragua, du Honduras, de la République dominicaine, d’Haïti, du Suriname et de Malte.

Cher lecteur Ton Mag, rien ne vous échappe. En fait, il en manque un à l’appel. C’est précisément au Salvateur que ce fait divers totalement fou a lieu.

Lorsque cette femme a souhaité procéder à une interruption de grossesse, elle sait qu’elle est hors la loi. Là c’est interdit, y compris si la cause de la venue de cet enfant était due a une agression !

Sans qu’elle sache vraiment qui, quelqu’un signale cette femme à la police. Et c’est le drame puisqu’elle l’accuse du pire crime, celui d’homicide volontaire.

Elle devra aller en prison !

De plus, la malheureuse avait déjà une princesse de sept ans à sa charge. Désormais, si elle veut avoir des contacts avec sa mère, elle devrait aller en prison. Pendant les deux années suivantes, elle serait incarcérée en attendant son procès.

Hélas, le résultat, elle le sait d’avance et par cœur : elle ne verra pas son aînée grandir. Interviewée par nos confrères du Gardian, l’avocate des droits de l’homme et directrice du Centre pour l’égalité des femmes réagit avec perte et choc.

La condamnation d’Esme est un recul dévastateur pour les progrès réalisés dans la criminalisation illégale des femmes souffrant d’urgences obstétricales.

De son côté, elle fait tout pour que ce genre de tragédie ne se reproduise plus. Mais, il faut un peu de temps pour surmonter cet énième choc.

En revanche, elle ne perd pas sa motivation à s’engager aux côtés de tous ceux injustement criminalisés retrouver leur liberté et avoir la possibilité de refaire et reconstruire leur vie !

Au moins, les choses sont claires. Au Salvador, il y a deux camps. Qui aura le dernier mot? Pour l’instant, le mystère reste entier.

Pourtant, le fait que les médias internationaux relatent le calvaire de cette femme a la capacité de réveiller l’opinion. Ton Mag croise les doigts!

Des dizaines de cas !

Les organismes qui s’assurent de mettre en évidence ce genre de cas estiment qu’il y aurait une dizaine de cas.

C’est déjà beaucoup trop, il devrait y avoir zéro ! Ce dont ils sont accusés, c’est qu’ils ont préféré mentir pour se faire avorter plutôt que de dire la vérité.

Cependant, cela faisait sept ans qu’aucune femme n’avait été condamnée par les tribunaux.

Esme va-t-elle y arriver sans y laisser de plumes et sera-t-elle la première d’une nouvelle série?

En tout cas, le président du Salvador semble avoir retourné sa veste. Élu jusqu’avant le début de la pandémie, il avait promis pour faire avancer les choses sur ce point précis car il sait qu’il est la risée du monde sur ce sujet.

femme

Cependant, Ton Mag note que cela n’est pas pertinent. Décidant librement de garder ou non l’enfant à venir, la femme prend le contrôle. Espérons que tout rentre dans l’ordre bientôt !