Après une altercation avec un homme en fauteuil roulant, la gendarmerie répond.

Après une altercation avec un homme en fauteuil roulant, la gendarmerie répond.

Fauteuil roulant ! Depuis plusieurs heures, une vidéo tournée dimanche sur un rond-point occupé par des « gilets jaunes » à Bessan (Hérault) circule.

Depuis plusieurs heures, une vidéo tournée dimanche sur un rond-point occupé par des « gilets jaunes » à Bessan (Hérault) circule sur les réseaux sociaux. Un homme en fauteuil roulant, qui se trouve sur la chaussée, est porté par des gendarmes sur le bord de la route. L’homme finit par chuter, devant des cris de colère des manifestants.

Face à l’émotion suscitée par la violence de la vidéo sur les réseaux sociaux, la gendarmerie nationale est revenue sur cette altercation, sur Facebook.

Une matraque

« Au milieu de la chaussée ouverte à la circulation, cette personne représente un danger pour elle-même et les usagers, indiquent les services de la gendarmerie. Malgré des invitations répétées pour lui faire rejoindre le bas-côté, la personne se montre insultante vis-à-vis des forces de l’ordre, agitée, et refuse totalement de coopérer. »

Une fois sur le bas-côté, la gendarmerie indique qu’une matraque télescopique a été repérée sous la sacoche de cet homme, « défavorablement connu » des forces de l’ordre et de la justice. « Il est armé », attend-on sur la vidéo. L’un des gendarmes se serait alors avancé pour récupérer l’arme, l’homme aurait résisté, avant de chuter, alors que les roues de son fauteuil étaient « bloquées sur un sol irrégulier », note la gendarmerie.

«Gilets jaunes»: Un carrossier, un plaquiste, un campagnard mais pas de casseur au tribunal

D’un côté, il y a les images terribles qui tournent en boucle. Les barricades enflammées, les voitures retournées, les magasins saccagés, les pavés descellés… De l’autre, il y a les prévenus qui ont défilé, lundi, devant les cinq chambres du tribunal correctionnel de Paris, siégeant en comparution immédiate. Et un après-midi suffit à se rendre compte qu’il y a un sérieux décalage entre les faits les plus graves et les premiers hommes à être jugés, deux jours après « l’acte 4 » des « gilets jaunes ».

Comme Valentin, 22 ans. Quand son air poupin et son tee-shirt rouge sang à l’effigie du Che Guevara pénètrent dans le box de la chambre 24-01, on se dit qu’on tient peut-être l’un des militants d’extrême gauche recensé, dimanche, par le procureur de Paris parmi le millier de personnes interpellées.

Mais Valentin ouvre la bouche. Et on comprend bien vite qu’il y a une erreur de casting. Carrossier peintre à 1.150 euros par mois, il vit chez ses parents au Pailly (Haute-Marne) et trompe l’ennui en picolant « un peu trop avec ses amis ». C’est d’ailleurs peut-être en raison de son alcoolémie (0,85mg / litre d’air expiré) qu’il a été attrapé alors qu’il faisait partie, selon le rapport de police, d’une « nébuleuse hostile de 400 personnes ». Il reconnaît avoir jeté la grenade lacrymogène qu’il venait de recevoir. « Pourquoi ? », lui demande le tribunal. « Parce que je suis nul, j’aurais pas dû… », répond-il penaud.

Pas vraiment un discours politique. Pas vraiment un profil de casseur. Il est condamné à 60 jours-amendes de 20 euros. Son avocate lui indique qu’il y a une ristourne de 20 % pendant un mois. Et son sourire suffit alors à comprendre qu’on ne l’y reprendra plus de sitôt à manifester.

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