Emmanuel Macron nous dévoile son avenir après l’Élysée !

Lors de sa conférence organisée en région parisienne autour de son programme, Emmanuel Macron a révélé ce qu’il ferait s’il n’était pas réélu pour un second mandat présidentiel.

Au cours de la longue séance de questions-réponses avec les journalistes, le président de la République Emmanuel Macron a accepté d’évoquer l’éventualité d’une défaite aux prochaines élections. Sans tourner autour du pot, le chef de l’État a également évoqué la possibilité d’arrêter un jour la politique.

Ce n’est pas une coquetterie de vous dire que je ne me suis pas vraiment posé la question, a-t-il commencé, comme le rapportent nos confrères de CNews, avant de préciser qu’il s’était posé la question importante de savoir ce qu’il voulait vraiment faire pendant les cinq prochaines années.

emmanuel macron covid

C’est un mandat suffisamment exigeant pour se dire : nous devons faire les choses différemment, comment réussir ce que nous avons échoué ? Il ne faut pas baisser les bras, il ne faut pas s’habituer, il ne faut pas s’endormir, il ne faut pas s’asseoir, a déclaré Emmanuel Macron, qui cherche visiblement à se remettre en question.

En tout cas, s’il décide d’abandonner l’exercice du pouvoir, et même le monde de la politique à l’avenir, l’actuel président sait déjà ce qu’il fera, dans les grandes lignes.

Angela Merkel, une possible inspiration ?

Je reviendrai libre. Je me donnerai d’abord à mon peuple, et je prendrai le temps de la réflexion, a déclaré le chef de l’État, qui a donné l’exemple d’Angela Merkel, qu’il décrit comme son amie. Selon Emmanuel Macron, l’ancienne chancelière allemande a eu une démarche sage en quittant le gouvernement.


Elle a dit : je vais faire quelque chose de complètement différent pendant quatre six mois, m’arrêter et réfléchir, a rapporté le président, qui estime que c’est ce qu’il faut faire quand on quitte ses fonctions, à savoir ne pas s’engager à dire qu’on ne fera plus jamais, ou qu’on fera ceci ou cela, mais plutôt se concentrer sur ce qu’on veut, dans l’instant.

discours emmanuel macron president

Ce jeudi 17 mars était diffusée sur France Info la nouvelle présentation de l’émission du chef de l’État à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Il a ensuite pu répondre aux questions des journalistes présents.

Parmi eux, Claire Gatinois du Monde a souligné la tactique des Républicains à l’égard du candidat de La République En Marche. Selon le parti, son programme pille le leur. Emmanuel Macron serait-il plus à droite aujourd’hui ? A cette question du journaliste, le principal intéressé pousse un soupir de soulagement et répond qu’on lui dit depuis 5 ans : C’est plus à droite, c’est plus à gauche.

Le mari de Brigitte Macron assume qu’il est assez gaulliste. Dans son programme, il y a effectivement des réformes inspirées par la droite et la gauche, concède-t-il. Je pense qu’au fond, c’est pour cela que les Françaises et les Français m’ont choisi, affirme le président de la République, sûr de lui.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Emmanuel Macron (@emmanuelmacron)


Quant aux critiques des uns et des autres, sa réponse est claire : Je m’en fous totalement, présidentiellement. Si ses concurrents veulent se comparer à lui, ce n’est pas (son) problème, c’est leur problème. Ce qui lui importe avant tout c’est de convaincre les Français de ses ambitions.

Emmanuel Macron et la question brûlante

Parmi les questions qu’il a reçues, l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande a été pris au dépourvu par un journaliste de France Télévision. Guillaume Daret lui a demandé pourquoi les Français devraient croire qu’il ne changera pas dans les années à venir, notamment concernant les projets qu’il a présentés le 17 mars dernier.

emmanuel macron

Emmanuel Macron, qui ne s’attendait pas à cette question osée, a pris du temps pour répondre. Nous sommes tous façonnés par les événements, il commençait par expliquer. Des épreuves qui font évoluer les idées de chacun. Il y a des choses qui vont changer, c’est normal, et c’est bien, a-t-il dit en souriant.

Réagissez à cet article