Emmanuel Macron : la photo “CH0C” qui n’aurait jamais dû être dévoilée.

Emmanuel Macron : Petit couac communicationnel pour le président de la République. Alors que le lieu qu’il a choisi pour fêter son anniversaire.

Un cliché d’Emmanuel Macron avec un tableau de chasse va circuler contre son gré. Une « polémique parisiano-française », estime Le Point.

La communication du président de la République est très encadrée, mais certaines choses peuvent parfois échapper à son contrôle et à celui de ses conseillers en image.

Parmi elles, il y a selon Le Point un cliché qui « n’aurait pas dû être pris, et encore moins dévoilé ».

Emmanuel Macron épuisé

La photo qui a suscité le scandale a été prise en décembre 2017, au château de Chambord, lieu qui avait déjà fait polémique, en marge des 40 ans d’Emmanuel Macron.

Ce n’est évidemment pas l’Élysée qui l’a diffusée, mais la Fédération nationale des chasseurs sur son compte Twitter.

Emmanuel Macron président

On y voit le chef de l’État poser devant un tableau de chasse, sujet éminemment sensible à l’époque où tous les thèmes qui touchent à la souffrance des animaux suscitent émotions et fortes réactions. « Nous vivons à l’heure des réseaux sociaux, et le feu se propage. Nicolas Hulot a boudé, les oppositions ont tonné, les railleurs se sont moqués, la presse a critiqué… », peut-on lire dans les colonnes du Point qui dénonce « une polémique parisiano-française ». Si sur le plan de la communication, le résultat est catastrophique, puisque ce rapprochement avec les chasseurs va contribuer en partie à précipiter le départ du gouvernement du très populaire Nicolas Hulot, sur le fond, ce serait une réussite.

président de la République

L’hebdomadaire estime que « ces deux nuits en famille (Brigitte, ses filles et ses petits-enfants accompagnaient le chef de l’État) ont scellé une improbable mais décisive alliance entre le président et l’un des plus puissants groupes de pression du pays, celui des chasseurs ». En échange de quelques cadeaux, les responsables de la Fédération des chasseurs auraient interdit à leurs adhérents de participer au mouvement des Gilets jaunes et leur auraient rappelé de ne pas oublier de voter aux européennes début 2019. Un système gagnant-gagnant si aucune image n’avait porté préjudice au président. Mais cela valait-il le coup de risquer de laisser fuiter un tel cliché qui pourrait choquer certains Français ?

Emmanuel Macron photo choc

Emmanuel Macron assure : « Je n’aurai aucune forme de faiblesse ou de complaisance» sur la réforme des retraites

Le président Emmanuel Macron assure qu’il n’aura «aucune forme de faiblesse ou de complaisance» face aux mobilisations contre sa réforme des retraites même si cette dernière devait le rendre «impopulaire», dans un entretien diffusé lundi par RTL.

«Je veux aller au bout de cette réforme, je pense qu’elle est nécessaire pour le pays donc je la défendrai. Peut-être ça me rendra impopulaire, peut-être que des gens diront c’est insupportable, tout ça pour ça.

Emmanuel Macron photo

Je ferai tout pour qu’il n’y ait pas ces blocages, je ferai tout pour qu’on soit en soutien de nos compatriotes qui seraient bloqués, mais je n’aurai aucune forme de faiblesse ou de complaisance», a déclaré le chef de l’État.

Une première journée de grève le 5 décembre

Alors que la CGT, FO, la FSU et Solidaires ont appelé à «une première journée» de grève interprofessionnelle le 5 décembre contre la réforme, rejoignant plusieurs syndicats de la SNCF et de la RATP, Emmanuel Macron a répété son intention de transformer le système actuel en un système universel par points.

anniversaire

Ce n’est pas une transformation «qui nie ce que sont les droits acquis d’individus», a-t-il estimé à propos des régimes spéciaux qui doivent se fondre à terme dans le futur système. A l’adresse de ceux qui s’opposent à leur disparition, il a ajouté: «e n conscience, vous pouvez pas sincèrement et raisonnablement me dire: on va embaucher, avec les mêmes règles. C’est pas possible, c’est pas raisonnable».

Laïcité : Emmanuel Macron prévoit “des annonces dans les semaines qui suivent”

Le président Emmanuel Macron va bientôt s’exprimer sur la laïcité et sur la lutte contre l’islamisme. Plusieurs responsables politiques l’y enjoignaient depuis qu’une accompagnatrice scolaire portant le voile a été prise à partie par un élu du Rassemblement national. Un débat avait suivi sur le port du foulard islamique, mettant notamment à jour les divisions de la majorité. Lundi, dans la matinée, le chef de l’Etat rencontrera les représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM). “Je prendrai des mesures et je ferai des annonces ensuite dans les semaines qui suivent”, a-t-il déclaré à la radio RTL.

fort de Brégançon

Le chef de l’Etat a accordé un entretien à la radio RTL au cours du trajet en avion qui le ramenait de la Réunion vers Paris. Quelques extraits ont été mis en ligne dimanche avant une diffusion intégrale lundi matin. La défense de la laïcité y occupe une bonne place, mais Emmanuel Macron assure ne pas vouloir “céder à la précipitation sur ce sujet”. “Pourquoi je ne veux pas céder à la précipitation ou aux injonctions de parole dans ces moments? Parce que je serais moi-même complice d’une espèce de confusion collective”, justifie-t-il. Et d’ajouter : “On ne me demande pas de parler de laïcité, on veut que je parle d’islam.”

Il distingue “la lutte contre le communautarisme” et “la question de l’islam”

Dans le détail, Emmanuel Macron distingue deux questions. D’abord, celle de “la lutte contre le communautarisme”.

Il s’agit pour lui du “fait que, dans certains quartiers de la République, dans certains endroits de notre République, il y a un séparatisme qui s’est installé, c’est-à-dire la volonté de ne plus vivre ensemble, de ne plus être dans la République, et au nom d’une religion, l’islam, en la dévoyant, de dire : ‘Je crois en un islam politique et donc nous allons vivre selon ses règles qui ne sont pas celles de la République'”.

macron

“Ce que j’ai demandé au gouvernement et que j’annoncerai dans les prochaines semaines, parce que c’est là ma priorité, c’est véritablement dans l’éducation, la santé, le travail, dans les différents services publics, de mettre tout en place pour lutter contre ce communautarisme”, énumère Emmanuel Macron. Il liste quelques pistes : “avoir des mesures d’interdiction, dissoudre parfois certaines associations encore davantage, interdire certaines pratiques qui se sont installées et qui ne sont pas conformes aux lois de la République. Cela veut dire être intraitable avec les lois de la République”.

Deuxième point : “la question de l’islam, de la religion”. Sur ce sujet, “je m’apprête à voir les représentants français du Conseil français musulman, déclare le Président. Je vais continuer ce travail mais il doit d’abord être fait à bas bruit parce qu’on a souvent échoué. Ce travail est de voir comment nos concitoyens dont la religion est l’islam peuvent vivre tranquillement leur religion, en respectant les lois de la République”.

comportement

Près de 8 Français sur 10 inquiets pour la laïcité

Les Français sont justement préoccupés par la défense de la laïcité, comme le révèle le sondage publié dans les colonnes du JDD dimanche. Si la lutte contre l’islamisme et la défense de la laïcité sont loin d’être leurs principales priorités, les réponses des sondés témoignent d’une inquiétude face à une éventuelle montée de l’islamisme. Leurs réponses marquent un durcissement de l’opinion face à toute manifestation religieuse dans l’espace public.

Dans cette enquête menée par l’Ifop pour le JDD, 78% des sondés estiment que le modèle français issu de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’État “est en danger”. 75% d’entre eux disent souhaiter l’interdiction du port de signes religieux ostensibles aux usagers des services publics.

Emmanuel Macron

Le Conseil français du culte musulmans veut “faire part de l’inquiétude des musulmans”

Emmanuel Macron, lui, avait précédemment jugé que “le port du voile dans l’espace public n'[était] pas [son] affaire”. “Dans les services publics, à l’école, c’est mon affaire.”

“Nous allons d’abord lui faire part de l’inquiétude des musulmans et particulièrement des musulmanes par rapport au voile qui est devenue une affaire hystérique menée par certains hommes politiques de droite comme de gauche d’ailleurs”, a déclaré à l’AFP le délégué générale du CFCM, Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie. Pour lui, “ce débat sur le voile dure depuis 1989, il faut qu’on arrête, que le président prenne une position ferme là-dessus”.