Une centenaire évincée du service hospitalier à cause de sa démarche.

Une centenaire évincée du service hospitalier à cause de sa démarche.

Une femme centenaire souhaitant qu’on l’aide à mettre fin à ses jours a été priée de quitter le service de long séjour dans lequel elle était hospitalisée.

La structure ne souhaitait pas être associée à la démarche de cette femme centenaire. Les difficultés qui s’en sont suivies autour de sa fin de vie ne constituent pas un scandale d’Etat mais, l’air de rien, montrent combien une telle situation reste difficile et bloquée en France. «C’était pourtant tout simple, répète son fils. Ma mère n’était pas seule, nous étions là, avec mes frères et sœurs. Elle avait toute sa tête. Avec mon père, elle avait travaillé dans l’usine familiale de poupées. Elle nous avait dit qu’elle ne voulait pas une fin de vie dégradante et indigne. Et comme j’étais le fils médecin, elle me l’avait fait promettre.»

mettre fin à ses jours

Depuis quelques mois, Fernande B. ne voulait plus vivre. On pouvait la comprendre : à 102 ans, elle ne voyait plus rien, entendait si mal et, depuis quelques semaines, était hospitalisée dans un service de long séjour à Paris. «Elle exprimait ce souhait clairement», raconte son fils, médecin généraliste. Bref, une demande bien normale.

Il fallait que cela se termine pour cette centenaire …

Jusqu’à récemment, cela restait des mots lointains. Fernande allait bien. Ses dernières années, elle vivait dans une résidence de personnes âgées, gardant ses facultés intellectuelles. Mais depuis l’été, de nouveaux problèmes de santé lui ont valu d’être hospitalisée à Paris dans un service de long séjour. «Et là, elle nous l’a redit, qu’elle ne voulait plus de cette vie-là, il fallait que cela se termine.» Une demande claire, aux dires de tous les proches. Que faire ? «On savait bien que c’était interdit en France. Une de mes filles qui vit en Belgique s’est renseignée, a pris contact avec un médecin à Namur. C’était le 31 août. On a pris contact avec son équipe, puis la demande de ma mère a été validée par un collège de trois médecins. Ensuite, il y a un mois de délai.»

problèmes de santé

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