Affaire Grégory Villemin : nouveau rebondissement dévoilé.

Plus de 35 ans après les faits : affaire Grégory Villemin continue de faire parler d’elle. Et pour cause, l’assassin n’a toujours pas été identifié.

Affaire Grégory Villemin : Avec l’arrivée d’un nouveau magistrat, l’affaire repart de plus belle et, comme l’avance Marianne, « un troisième scénario » est désormais envisagé

Qui a tué le petit Grégory ? C’est la question que se posent les enquêteurs depuis plus de trente-cinq ans.

Pour l’heure, le mystère plane toujours sur les circonstances de ce drame survenu le 16 octobre 1984 à Lépanges-sur-Vologne.

Comme l’a rapporté le magazine Marianne dans son nouveau numéro, en kiosque ce jeudi 27 février, c’est désormais un nouveau magistrat, Dominique Brault, président de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon et Thierry Pocquet du Haut-Jussé, nouveau procureur général, qui sont en charge de l’affaire.

Affaire Grégory Villemin : « Des actes d’enquête ont eu lieu ces derniers mois, l’enquête est repartie », a assuré Me François Saint-Pierre, l’un des avocats des époux Villemin.

Les 591 pages du dossier Anacrim des gendarmes vont donc être examinées une nouvelle fois, précisent nos confrères.

Le 10 mai 2017, les gendarmes du service central du renseignement criminel ont signé « le procès-verbal d’analyse » qui met en lumière une nouvelle hypothèse dans l’affaire du petit Grégory.

les parents de Grégory

Alors que les services de gendarmerie avaient mis en cause Bernard Laroche, puis Christine Vuillemin, dans cette affaire, « un troisième scénario » est désormais évoqué : « celui d’un meurtre collectif ».

Les enquêteurs de l’époque s’appuient sur « des surveillances » qui auraient eu lieu dans les jours précédant l’enlèvement du fils des époux Villemin.

À la mi-octobre de l’année 1984, l’enfant aurait joué à l’extérieur de sa maison, à plusieurs reprises.

Affaire Grégory Villemin : Durant cette période, plusieurs individus seraient venus repérer les lieux. Dans les colonnes de Marianne, on peut lire :

« Plusieurs témoins ont remarqué la présence d’individus « non identifiés » la semaine précédant le rapt, et la veille, « entre les différentes zones fréquentées par Grégory Villemin » : autour de son école, de son lieu de garde et de son domicile. »

Grégory Villemin

Le petit Grégory connaissait son ou ses ravisseurs

D’autre part, le dossier Anacrim rapporte qu’un couple d’inconnus aurait été repéré dans le village de Deycimont, un endroit depuis lequel on peut observer à condition de se munir de jumelles le domicile de la famille Villemin.

« Le ou les auteurs ont anticipé leurs actes, le quotidien de la famille Villemin a fait l’objet d’un repérage », ont constaté les enquêteurs.

Ces derniers vont même plus loin, en avançant que « le degré de préparation a été très important ».

Ils sont convaincus que les individus ont disposé « de temps sur plusieurs jours pour guetter » le domicile du petit Grégory. Quant à l’enlèvement de l’enfant, il s’est fait de manière très « rapide ».

Affaire Grégory Villemin

Selon eux, le fils de Christine et Jean-Marie Villemin connaissait les personnes qui l’ont enlevé : « Grégory semble avoir accompagné ses ravisseurs de son propre chef.

Son ou ses ravisseurs ne peuvent être de simples inconnus qu’il n’a jamais vus », écrivent les gendarmes dans leur rapport.

Alors, l’affaire Grégory est-elle sur le point d’être résolue ?

Il est évidemment encore trop tôt pour le dire même si l’ancien procureur général de Dijon se disait confiant, avant de quitter son poste fin janvier.

« Je suis optimiste. On ne saura peut-être pas absolument tout, mais on saura qui a tué Grégory.

Il reste beaucoup de travail, mais nous avons progressé vers la vérité, j’en suis convaincu », avait confié l’homme de loi à Marianne.

Affaire Grégory Villemin : le petit garçon surveillé de près avant son enlèvement fatal

Affaire Grégory Villemin ! C’est sans doute l’affaire judiciaire qui a connu le plus de rebondissements.

Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin disparaît et est retrouvé mort dans la Vologne. Depuis, les hypothèses se succèdent.

Qui a tué Grégory Villemin le 16 octobre 1984 et pourquoi ? C’est la question à laquelle tente de répondre le juge Dominique Brault, le troisième à se lancer à la conquête de cette affaire spectaculaire.

Dans les colonnes de Marianne, en kiosque vendredi 28 février 2020, on y apprend qu’il est en train d’éplucher les 591 pages du dossier Anacrim des gendarmes rédigé en 2017.

Ce long travail d’analyse de synthèse permet d’apprendre que le petit garçon de quatre ans qui a été retrouvé mort dans la Vologne, pieds et poings liés, était particulièrement surveillé avec d’être enlevé.

Alors que le petit garçon avait été malade au début du mois d’octobre 1984, il se serait remis à jour dehors “les 12 et 15 octobre”, rapportent les gendarmes.

Affaire Grégory Villemin : “Le 16 octobre est le premier jour depuis le début du mois d’octobre où il passe du temps dans la cour pour s’amuser seul”.

Grégory

Seulement, il semblerait que Grégory n’était pas vraiment seul puisque plusieurs témoins ont repéré la présence d’individus “non-identifiés” la semaine précédent son rapt et la veille.

Ces derniers étaient présents autour de l’école fréquentée par l’enfant, de son lieu de garde et de son domicile.

Le dossier des gendarmes fait également référence à un couple d’inconnu qui aurait été aperçu sur les hauteurs du village.

Un endroit qui, avec l’aide de jumelles, permet d’avoir une vue sur la maison des Villemin.

corbeau

Le ou les kidnappeurs connaissaient le quotidien du petit Grégory

Autant d’éléments qui laissent supposer aux gendarmes que le ou les kidnappeurs connaissaient bien le petit garçon et les lieux et ont passé plusieurs jours à le guetter pour mieux connaître son emploi du temps et avec qui il passait ses journées types.

“Le quotidien de la famille Villemin a fait l’objet d’un repérage”, ont encore assuré les gendarmes dans leur dossier.

L’affaire Grégory Villemin sur TF1 : on sait qui jouera Murielle Bolle dans la série [EXCLU]

Affaire Grégory Villemin : On sait qui jouera Murielle Bolle dans la série de TF1 Une Affaire française, consacrée au mystère entourant l’assassinat du petit Grégory Villemin, retrouvé pieds et poings liés le 16 octobre 1984 dans la Vologne.

C’est la jeune comédienne Lauréna Thellier, révélée dans Ma Loute et vue récemment dans la série Mental, où elle tient l’un des rôles principaux, qui prêtera ses traits à la belle-soeur de Bernard Laroche, témoin-clé dans l’affaire Grégory.

Âgée de 15 ans au moment de l’enquête, Murielle Bolle avait accusé Bernard Laroche d’avoir enlevé le petit garçon avant de se rétracter.

Persuadé de la culpabilité de Laroche, Jean-Marie Villemin avait abattu son cousin. A ce jour, on ignore toujours s’il était coupable de la mort du petit Grégory.

L’affaire Grégory sera le sujet de la première saison d’Une affaire française, anthologie de mini-séries adaptées de grandes affaires criminelles.

Affaire Grégory

Le tournage Affaire Grégory Villemin, prévu pour février dans la région Grand Est et autour de Strasbourg, est imminent.

Cette première saison, produite par TF1 et Cheyenne Fédération et créée et écrite par Jérémie Guez et Alexandre Smia, sera réalisée par Christophe Lamotte.

Au casting, on retrouvera Guillaume Gouix dans le rôle de Jean-Marie Villemin et Blandine Bellavoir dans le rôle de Christine Villemin. Guillaume de Tonquédec interprétera quant à lui le gendarme Sesmat.

Il accusait son beau frère Bernard Laroche, ensuite la lettre anonyme, puis la garde à vue de Murielle Bolle et mise en examen, pour l’instant le meurtre de Grégory Villemin n’est toujours pas élucidé.